[E/F] Halo Battle Universe: An ancient evil.

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King Leviathan
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » jeu. oct. 25, 2012 4:21 pm

Chapitre 15 : Des héros qui s'ignorent.

Frenchtouch (après avoir digéré ces informations) : « C'est bien gentil tout ça, mais quel est le rapport avec nous? Pourquoi ces trois-là ont-ils..... attaqués ? »

Kaïser : « Va donc savoir. Avec les Quatre, il faut s'attendre à tout. Ceci dit, il est possible que le Prêcheur est prit l'initiative tout seul. Cela expliquerait la médiocrité de ces trois-là. »

Jeff (vexé) : « Dites donc, on est vaincu, pas sourd. »

Clyde : « Vous pourriez montrer un peu de respect. »

Artic Nation : « Pour des perdants ? »

Gipsy (énervé) : « MAIS EUH !! On est pas des perdants ! »

Kaïser : « Mais oui, on leur dira.... »

Sarmate : « Ça n'explique pas pourquoi ils vous semblent si mauvais. »

Kaïser : « Tout simplement parce que la plupart des mercenaires au service des Quatre installés dans la Citadelle sont des idiots. La preuve : le Prêcheur lui-même n'est qu'un demeuré finit. »
Gipsy : « Argeuh ! Il connaît notre secret. Honte sur nouseuh ! »

Jeff et Clyde : « MAIS TA GU*ULE ABRUTI !!! »

Kaïser : « Vous voyez ? Même eux, ils le savent. »

Sarmate : « Mais c'est pas logique. Pourquoi mettre les plus nases de leurs hommes ici ? »

Kaïser : « Pour ne pas avoir à s'en encombrer d'une part. Les Quatre n'aiment pas les faibles, encore moins quand ils n'ont aucune utilité. De plus, cela leur permet de maintenir l'oeil sur ce qui se passe ici, sans prendre le risque d'exposer leurs meilleurs éléments. »

Frenchtouch : « Mais pourquoi nous attaquent-ils ? »

Kaïser : « Ça, c'est ce qu'on va voir tout de suite. Suivez-moi. »

Intrigué, Sarmate et Frenchtouch suivirent Kaïser et Kyyra dans une pièce située au fond de la boutique, dans un angle invisible depuis l'entrée et même le comptoir. Artic Nation resta avec les prisonniers.
Le vétéran et son disciple menèrent le duo infernal jusqu'à une porte ornée d'étranges symboles. Frenchtouch fut incapable de reconnaître le moindre d'entre eux, chose étonnante quand on savait que le chaman de son clan lui avait montré de nombreuses runes originaires d'un grand nombre de civilisation.
La salle située derrière la porte était plus que banal. Vide, aurait d'ailleurs paru être un meilleur terme. Il n'y avait pour seul mobilier qu'un modeste trépied sur lequel reposé une grosse orbe bleu ornée de symbole. Cette fois, Frenchtouch était sûr de savoir de quoi il s'agissait.

Frenchtouch : « C'est.... une orbe de contrôle forerunner ? »

Kaïser : « C'est cela. »

Sarmate : « Mais que fait-elle ici ? »

Kaïser : « Nous sommes dans le quartier forerunner. Il n'y a rien d'étonnant à ce que plusieurs de leurs artefacts y soient toujours présents. »

Sarmate : « Mais je croyais qu'on en trouvait que sur des installations d'importance. »

Kaïser (amusé) : « Qu'est-ce qui te fait croire que ce n'en est pas une ? »

Sarmate : « ….. »

Kaïser : « Bien, passons au chose sérieuse : Kyyra, veux-tu activer l'orbe, s'il-te plaît ? »

Kyyra (amusé): « Avec plaisir Maître. C'est toujours une joie d'avoir à vous éviter de dépenser votre graisse. »

Kaïser (énervé, serre le poing en regardant Kyyra d'un œil mauvais) : « Me cherche pas, toi..... »

Kyyra se saisit alors de la sphère et commença à saisir un code. Pendant ce temps, Kaïser s'adressa à Frenchtouch et Sarmate.

Kaïser : « Avant d'aller plus loin, j'ai une question à vous poser : savez-vous ce qu'est le Ki ? »

Sarmate : « Le « Qui » ? »

Frenchtouch : « De quoi ? »

Kaïser (FACEPALM) : « P*tain, ça va être long ! Bon, je vous explique :
Le Ki – avec un k comme kayak – est l'énergie vitale de tous les êtres vivants, qu'il s’agisse de bactéries, de plantes, d'animaux, d'êtres conscients ou d'immortel. Nous en possédons tous un, quel que soit notre nature.
Le Ki a de nombreux autre nom : Aura, Shakra, Mantra, énergie spirituelle, Mana, etc....
Il faut savoir que le Ki est aussi un indicateur de la puissance de son possesseur. Plus un Ki est élevé, plus son propriétaire est puissant.
D'ordinaire, la plupart des créatures ont un Ki qui se compte en quelques unités d’énergie, soit pas grand-chose. Un être humain standard à un Ki d'une puissance allant de 3 à 12 unités. Ce chiffre monte à 20 pour un marines, et à 35 pour un sangheili mineur domo. Rien de bien folichon.
Il existe néanmoins des êtres dont la puissance se compte en centaines, voir en milliers d'unités. Autant vous dire qu'ils sont rare, mais ils sont plus nombreux que beaucoup le pense.
Actuellement, la plupart des membres de la Citadelle ont un Ki compris entre 90 et 300 unités. Kyyra possède une puissance de 600 unité, alors qu'Artic Nation en possède 800. Je compte parmi les rares à possédé un Ki de plus de 5000 unités, soit 7463 pour être précis. »

Sarmate (impressionné) : « Woaw..... »

Frenchtouch (admiratif) : « La classe, ça en jette ! »

Kaïser (se la pète un peu) : « Ouais, je sais, je sais.....
Ceci étant, ne vous faites pas d'illusion : il existe des êtres bien plus puissant que moi, même au sein de la citadelle. Les Champions par exemple, ont des puissances qui dépassent pour la plupart les 50000 unités. »

Sarmate : « OH LA VACHE ! »

Kaïser : « Et ouais. Mais il existe d'autre individu dont la puissance, bien que plus modeste, reste énorme : les Quatre, par-exemple.
On estime que Motfcu, en temps normal, posséde un Ki de près de 22000 unités, mais il est probable qu'il ait apprit à en dissimuler une partie. Cette technique est dure à maîtriser, mais ceux qui possèdent une grande force mentale peuvent le faire sans problème.
King Leviathan à une puissance qui n'atteint que les 18000 unités, ce qui en fait le plus faible des Quatre. Mais on pense que sa véritable puissance est largement plus grande. Le problème, c'est qu'il n'en a lui-même pas conscience, ce qui n'est guère étonnant : d'ordinaire, les machines n'ont pas de Ki, car elles ne sont pas nées de manière naturelle, et n'ont donc pas de lien direct avec les énergies de la vie. Le fait que King est un Ki d'une telle intensité est déjà incroyable, mais si la théorie selon laquelle il ne connaît pas son véritable potentiel est vrai, alors on aura vraiment de quoi avoir peur.
VesperHubris possède une puissance de 21000. Il est donc, en théorie, plus faible que Motfcu. Mais il possède d'autre pouvoir bien particulier, qui lui permettent de compenser cet écart.
Tant qu'à TazVadu...... Et bien, disons que le dernier appareil de mesure classique a explosé lors de son dernier test. Sachant que ces engins peuvent mesurer jusqu'à 30000 unités..... »

Sarmate (impressionné) : « Ah oui, quand-même.... »

Frenchtouch : « Ça ne nous dit toujours pas qu'est-ce qu'on fait ici, ni pourquoi les 3 guignols ont été envoyés pour nous faire la peau. »

Kaïser : « J'y viens : l'orbe ici présente a été conçu pour pouvoir révéler la nature du Ki d'un individu, et sa puissance. »

Frenchtouch : « Sa nature ? »

Kyyra : « Oui, il y a plusieurs année, un mage a découvert que le Ki d'un individu était généralement lié à un élément. On estime qu'il existe environ 13 type de Ki, auquel s'ajoute plusieurs variantes. Il y a d'abord les 4 Ki primaires, ou « Henka », qui sont les plus courants : le feu, l'eau, la terre et l'air. Ensuite vienne les 7 Ki secondaires, ou « Mantra », plus rares mais tout de même assez commun : le bois ; le sable, la glace, le métal, la foudre, l'ombre et la lumière. Enfin viennent les Ki rares, ou « Sungda », qui n'apparaissent en moyenne que chez un individu sur plusieurs millions : l'espace et le temps.
Il existe également des individus qui naissent avec des Ki « croisés », c'est à dire constitué de deux éléments. C'est plus courant qu'on ne le pense, et cela offre encore plus d'opportunité qu'un Ki classique, mais qui sont bien plus dure à maîtrisé.
Les Quatre possèdent des Ki de ce genre : par exemple, le Ki de Motfcu est de type eau croisé ombre, celui de King Leviathan est de type terre croisé métal, celui de VesperHubris de type air croisé lumière, et enfin celui de TazVadu est de type feu croisé foudre. »

Frenchtouch : « Comment saura t-on de quel type est notre Ki ? »

Kaïser : « Un Ki se manifeste de différente manière selon sa nature : si il est de type feu, l'orbe semblera s'embraser. De type air, elle dégagera une brise. De type eau, elle sera entouré d'une bulle de liquide. Enfin de type terre, elle perdra son aspect lisse, te donnant l'impression d'avoir affaire
à un bloc de roche. »

Sarmate : « Et vous ? De quel type est votre Ki ? »

Kaïser : « Le mien est de type sable, et celui de Kyyra de type ombre. »

Kyyra : « L'orbe est prête. Qui veut commencer ? »

Les deux compères échangèrent un regard mal assuré, méfiant qu'ils étaient face à ce qui pouvait arriver. Puis Sarmate fini par s'avancer.

Sarmate (nerveux) : « Je vais essayer. »

Kyyra : « Tu n'as pas à t’inquiéter : c'est sans risque..... la plupart du temps. »

Sarmate (blasé) : « Merci Kyyra.... j'avais besoin qu'on me précise ça..... »

Kaïser : « Bon ça vient ? »

Sarmate : « Ouais ouais, j'y vais. »

Il s'approcha alors de l'orbe, avec hésitation. Puis il laissa glisser ses doigts sur l'orbe, qui ne réagit pas. Puis, alors qu'il s’apprêta à lâcher cette dernière, celle-ci sembla retenir ses mains sur elle. Un courant d'air se fit sentir, qui se transforma en brise, puis en une violente bourrasque, dont la puissance s'intensifia jusqu'à un certain point.
Kaïser s'adressa alors à Sarmate :

Kaïser (en hurlant par dessus le vacarme pour se faire entendre) : « C'EST BON PETIT !! TU PEUX LÂCHER MAINTENANT ! »

Aussitôt après que Sarmate eu lâché prise, la mini-tempête se calma.

Kaïser : « Un type air, donc. Kyyra, quelle puissance ? »

Kyyra : « J'attends le résultat..... le voici...... Quoi ? C'est impossible ! Maïtre, l'orbe indique qu'il possède une puissance de 6000 unités ! »

Kaïser (surprit) : « Comment ? Tu en es sûr ? »

Kyyra : « Il n'y a pas de doute possible, la machine est formel : il possède un Ki de type air d'une puissance de 6349 unités. »

Kaïser : « Hum.... c'est impressionnant..... » Il se tourne vers l'homme-lézard : « A ton tour. »

Frenchtouch (encore sous le choc de la révélation) : « ….. Hein ? Ah oui, j'y vais . »

A son tour, il s'approcha de l'orbe et la saisit des deux mains. Là encore il ne se passa d'abord rien. Puis l'orbe commença à réagir, mais de manière totalement différente : au lieu d'une bourrasque, il semblait que l'orbe laisser sortir quelque chose de son centre : une sorte de tige de couleur brune, dont la longueur et l'épaisseur ne cessait d'augmenter . Passé un certain temps, cette tige devenue énorme se scinda par endroit, en laissant pousser d'autre, tandis que l'orbe laissa apparaître encore d'autre. Puis de petites excroissance vertes commencèrent à apparaître sur ces dernières, prenant finalement l'apparence de feuille.
Des feuilles poussant sur des branches. Et dont la taille commencée à devenir inquiétante.


Kaïser : « C'est bon, lâche tout ! »

Frenchtouch lâcha immédiatement l'orbe, qui laissa les branches tomber au sol avant de pourrir et disparaître. Il n'en resta plus aucune trace en à peine quelques secondes.

Kaïser : « Hum.... ça faisait longtemps que je n'avais rencontré un individu possédant un type bois. Kyyra ? »

Kyyra (éberlué, les yeux écarquillés) : « Maître..... sa puissance atteint les 8562 unités !! »

Kaïser : « QUOI ??! »

Il s'empara de l'écran de contrôle, n'en croyant pas ses yeux, qui ne cessèrent de faire l'aller retour entre l'écran et l'homme-lézard.

Kaïser (ébahis, s'adressant à Frenchtouch) : « Mais qui es-tu donc ? »
"Le Temps n'a de prise que sur ceux qui le laisse les saisir."

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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » ven. nov. 09, 2012 4:52 pm

Chapitre 16 : Au porte du camp adverse.

Artic Nation (ébahis) : « COMBIEN ?! »
Cela faisait déjà un quart d'heure que Frenchtouch et Sarmate avaient passé leur test, mais Kaïser avait poussé ces derniers à recommencer 3 fois, avant d'admettre que les résultats étaient bon.
Kaïser (encore sous le choc) : « 8562 et 6349...... c'est dingue..... »

Artic Nation : « C'est une blague ? »

Kyyra : « Pas le moins du monde. On a réessayé 3 fois, et le résultat et toujours le même : la machine est formelle. »

Artic Nation : « Eh bé..... enfin, maintenant on sait au moins pourquoi le Prêcheur a envoyé ces guignols pour vous faire la peau. »

Kaïser : « Les Quatre veulent sans doute éliminer toute concurrence. C'est bien leur genre. »

Gipsy : « Quand je penseuh qu'on était censéeuh les éliminereuh.... »

Clyde : « Ccccc'était perdu d'avancccccce. »

Jeff : « J'avoue, on était un peu limite. »

Kyyra (moqueur) : « Mais non, voyons : avec des Ki comme les vôtres, ça revenait juste à envoyé des moustiques essayaient de bouffer un alligator. »

Les trois mercenaires (furieux) : « TA GUEULE, POSEUR EN JUPETTE !!! »

Sans prévenir, Kyyra frappa les trois perdants du plat de son épée, mettant un terme à leur protestations, et par la même à leur amour-propre.

Gipsy (partiellement K.O) : « C'est la dernière foieuh que j'insulte un meceuh en robeuh... »

Clyde (même état) : « Oui, moi aussssi..... »

Jeff (encore pareil) : « Taisez-vous, ou il va encore nous frapper..... »

Frenchtouch : « Bon, pour en revenir à nos moutons, on fait quoi ? »

Kaïser : « Rien. »

Sarmate : « Comment ça rien ? »

Kaïser : « Rien, R-I-E-N. »

Sarmate : « Oui merci, je sais comment ça s'écrit, là n'est pas le problème. »

Frenchtouch : « On va quand-même pas laisser passer un truc pareil. On va passer pour quoi ? »

Kaïser : « Je sais pas. Mais si vous y allez, il ne vous restera même plus vos yeux pour pleurer. »

Sarmate : « Pourquoi ? Vous avez dit que le Prêcheur était un incompétent. »

Kaïser : « C'est vrai, mais ça ne veut pas dire qu'il est sans défense. De plus, il a toute une armée à sa disposition. »

Frenchtouch (pointant du doigt les mercenaires): « Une armée de type comme ces trois-là ? »
Sarmate (moqueur) : « On risque pas grand-chose. »

Kyyra : « Ils n’ont pas vraiment tort, maître. »

Kaïser : « Bon, très bien ! Je vais vous dire où le trouver. Mais ne venez pas vous plaindre si ça tourne mal. »

Sur ces mots, il se dirigea vers le comptoir de son magasin, puis se mit à fouiller plusieurs tiroirs. Il en ouvrit trois sans succès, puis au quatrième, il sembla enfin avoir trouvé ce qu'il cherchait.

Kaïser (satisfait) : « Ah, la voilà. » Puis retournant auprès des autres : « Voici la carte du quartier covenant de la citadelle. Le sanctuaire du Prêcheur se situe ici, dans le quartier des âmes tourmentées. »

Sarmate : « Pourquoi on l'appelle comme ça ? »

Kaïser : « Parce que tous ceux qui y entrent deviennent cinglés. »

Sarmate (blasé) : « J'aurais dû m'en douter..... »

Kaïser: « Le plus sûr pour vous serait de passer par la ruelle de l'Esprit Perverti. C'est à la fois l'un des chemins les plus directs et les plus sûrs. De là, vous pourrez passer par différents chemins que les covenants n'utilisent que peu, voir plus du tout. »

Frenchtouch : « Comment reconnaîtra t-on le repaire du Prêcheur ? »

Kaïser : « Il s'agit d'un bâtiment construit comme une grande cathédrale, mais avec un aspect covenant, bien entendu. Plusieurs bannières flottes sur cette dernière, représentant toutes une tête de San 'Shyuum. »

Sarmate : « Pourquoi ? »

Artic Nation : « Parce que le Prêcheur est un San 'Shyuum. »

Sarmate : « Ah bah oui, c'est logique. »

Kaïser : « Kyyra vous accompagnera, ces talents vous seront plus qu'utiles pour atteindre le Prêcheur. »

Kyyra : « Nous partirons ce soir, quand le soleil sera couché. »

Ils passèrent donc le reste de la journée à achever leur préparatif, et à discuter de la meilleure façon de procéder. Puis une fois la nuit tombé, Sarmate, Frenchtouch et Kyyra se mirent en route.
Le quartier covenant était tel que Frenchtouch ce l'était toujours représenté : sombre, sinistre, mais dégageant un fort sentiment de spiritualité, pour ne pas dire de fanatisme. En revanche, il fut surprit de constater que, comme l'avait dit Kaïser, de nombreuses ruelles, et même certaines avenues, étaient complètement désertes.


Sarmate : « C'est mort, ici.... »

Kyyra : « C'est normal : avant la guerre du Zitiweb, ce quartier c'est beaucoup étendu, en très peu de temps. Puis, quand elle c'est terminée, il ne restait plus beaucoup de monde pour vouloir récupérer les vieux bâtiments. Du coup, de nombreuses rues comme celles que nous avons traversées sont totalement abandonnées. »

Frenchtouch : « C'est triste. »

Soudain, Kyyra s'arrêta.

Kyyra (à voix basse) : « Silence ! Quelqu'un vient. »

Sarmate : « £/\ç$µ† ! Qu'est-ce qu'on fait ? »

Kyyra : « Dos au mur, maintenant ! »

Ils se collèrent donc au mur, cherchant à paraître le plus mince possible. Cependant, il était évident que cela ne suffirait jamais à les dissimuler à la vue des passants.
Soudain, Kyyra saisit sa veste avec sa main droite, et la projeta en l'air. Par un procédé inconnu, celle-ci s'étendit de manière impressionnante, recouvrant le trio d'une chape de ténèbres d'un noir de jais.
Les passants, en réalité deux alcooliques chantant à tue-tête des chansons de bar, longèrent le mur sans apercevoir ni même soupçonné la présence des intrus. Le plus petit des deux (qui était déjà aussi imposant que Frenchtouch) était apparemment un Jiralhanae de haut rang – sans doute un chef de clan, ou un seigneur de guerre – arborant de nombreuses cicatrises, dont une qui avait visiblement manqué de le rendre borgne. La seconde créature était immense, plus grand qu'un Lekgolo. Bossu, son long cou se terminait par une tête munie d'un œil unique en son centre, et d'une dentition à faire pâlir un troll de jalousie.
Un Drinnol.
Les deux colosse continuèrent leur route sans rien remarquer. Le Drinnol se retourna brièvement dans leur direction, comme si il avait perçu leurs odeurs, mais finit par rejoindre son compagnon, qui avait déjà changé de rue.
Kyyra patienta quelques secondes, puis il annula son sort, et ré enfila sa veste.


Sarmate (admiratif) : « C'est vachement pratique comme pouvoir ! Pourquoi tu t'en es pas servi avant ? »

Kyyra : « Parce que c'est une technique qui consomme de l'énergie. Certes pas beaucoup pour une durée aussi réduite, mais si je m'en était servi dès notre entrée dans le quartier jusqu'au repaire ennemi, je serais à plat une fois arrivée à plat. Je préfère être en forme pour l'affrontement. »

Sur ce, ils reprirent leur route, progressant inéluctablement jusqu'à leur objectif. Ils croisèrent certes d'autres covenant et créatures plus ou moins étranges, mais rien qu'ils ne purent éviter.
Puis au détour d'un chemin, ils finirent pas atteindre leur objectif : une grande bâtisse covenante en forme de cathédrale, sur laquelle flottait plusieurs bannières représentant un crâne de prophète. L'entrée, une grande porte comme celle que l'on croisait si souvent dans les infrastructures des aliens fanatiques, n'était protégé que par deux gardes, des élites, et même pas des gardes d'honneurs.


Frenchtouch : « Ça correspond assez bien à la description. »

Sarmate : « C'est quoi, le plan ? »

Kyyra : « On va commencer par s'occuper des deux gardes. Ensuite..... eh bien ensuite, on improvisera. »

Sarmate : « Ça c'est un plan..... »

Frenchtouch (un sourire carnassier sur ses lèvres) : « Bah alors, qu'est-ce qu'on attends ? Allons dérouiller de l'alien ! »
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » lun. nov. 19, 2012 6:32 pm

Chapitre 17 : Le Prêcheur.

Le sanctuaire du Prêcheur était plus impressionnant vu de l'intérieur : outre sa grande salle d'entrée richement décoré, il s'y trouvait des salles rivalisant en faste les unes avec les autres. Des vitraux somptueux racontant l'histoire des covenants de leurs origines jusqu'à leur chute apparaissait partout. D'autre représentaient la résurrection de cette même alliance par la volonté des Quatre, dont les gravures étaient nombreuses, mais ne les représentaient que sous des formes encapuchonnées, sans aucune distinction outre que la couleur de leurs emblèmes : beige, rouge, violet et or.
Frenchtouch était perplexe : pourquoi au sein même de leur sanctuaire, les Quatre apparaissait toujours tous sous la même forme ? Dans quel intérêt paraîtraient-ils identiques les uns par rapport aux autres, alors que leurs identités étaient déjà connu de tous ? Lorsqu’il posa la question à Kyyra, l'homme-lézard n'eut pour seul réponse qu'un coup d’œil réprobateur : ce n'était vraiment pas le moment de se faire remarquer.
Bien qu'immense, la salle où les trois intrus se trouvaient été loin d'être vide : de nombreux individus -essentiellement des covenants pur et dur, d'ailleurs- se promenaient dans les halls et couloir de l'immense cathédrale. Aucun ne semblait encore avoir aperçu les trois visiteurs, l'obscurité ayant heureusement prit beaucoup d'importance dans la notion d'architecture covenant.


Frenchtouch (à voix basse) : « C'est une chance que les covenants se sentent plus à l'aise dans des structures sombres. Sinon, on aurait bien plus de mal à progresser. »

Sarmate : « Je trouve que c'est un peu trop facile, pas vous ? »

Kyyra : « Pour l'instant oui. Mais je gage qu'il va y avoir du changement d'ici peu. »

Soudain, comme pour étayer ses dires, un son de cloche commença à résonner à travers tout le bâtiment. Dès lors, les conversations des disciples du Prêcheur s’arrêtèrent, et ces derniers se précipitèrent droit vers une immense porte menant à des escaliers, eux-même plongeant dans les ténèbres.

Sarmate : « Qu'est-ce qui se passe ? »

Kyyra : « Je l'ignore, mais je mettrais ma main au feu que ça a un rapport avec le Prêcheur. »

Frenchtouch : « Eh bien qu'est-ce qu'on attends ? Allons-y. »

Alors ils descendirent les escaliers à leur tour. Ils plongèrent dans une obscurité brisé uniquement par les lueurs de petite lanterne, guère assez puissantes pour permettre de distinguer toutes les marches. Ils parvinrent heureusement à s'y mouvoir s'en mal, car Frenchtouch était nyctalope, et Kyyra était habitué à vivre dans l'obscurité. Tant qu'à Sarmate, son casque compensa largement sa vue de créature diurne.

Passé un certain temps, il leur sembla voir une lumière de plus en plus intense émergé dans les ténèbres. Puis arrivé à la fin des escaliers, ils découvrirent d'où elle provenait.

Ils émergèrent dans une sorte de grotte naturelle, si immense qu'elle aurait pu accueillir l'intégralité de la cathédrale, et encore il aurait resté un peu de place. Au plafond était accroché une immense orbe lumineuse diffusant la lumière qu'il avait vu sur l'ensemble des hommes du Prêcheur, qui devaient d'ailleurs se compter par centaine. Au fond s'étendait une sorte de gigantesque plateforme sur laquelle s'étendait un grand autel. Derrière cette structure imposante se dressait quatre grande statue, représentant des être encapuchonné. Chacun ne se distinguait des autres que par l'objet qu'il tenait entre les mains : Un arc tendu pour le premier (le plus à gauche), une énorme épée pointé vers un ennemi hypothétique ennemi pour son voisin direct, une balance dressé vers le ciel pour le troisième, et une immense faux dont la base touché le sol pour le dernier.
Il régnait une certaine agitation parmi les séides des Quatre. Apparemment, ils attendaient quelque chose. Ou plutôt, quelqu'un.
Puis un Sangheili en armure d'apparat se mit à brailler quelque chose à l'attention de ses collègues.


Sangheili (à haute voix) : « Mes frères ! Le Prêcheur est dans ces murs ! Longue vie à Vérité !! »

Un hurlement d'approbation se fit entendre alors qu’un vieux san'shyuum fit son apparition sur l'estrade, escorté d'un côté par un ange dans une armure intégrale dorée et arborant une longue lance de la même couleur, quoi qu'elle ressemblait plus à une hallebarde dont le bout métallique ressemblait à un canon plus court que la lame qui y était rattaché. L'autre garde était un grand robot rouge, plus grand qu'un Jiralhanae mais plus petit qu'un Lekgolo, et arborant une immense arme né du croisement d'une lance, d'une masse d'arme et d'un blaster. Son extrémité supérieur etait en fait un canon encerclé de trois lames qui devaient permettre de manier l'arme comme une hache d'arme au combat.

Vérité s'approcha alors de l'autel, se préparant à parler à ses ouailles.


Sarmate (inquiet) : « Mon Dieu, quelles horreurs vont bien pouvoir sortir de sa bouche ? »

Frenctouch : « Il va sans doute préparer ses serviteurs à un plan démoniaque.

Kyyra : « Attention il va parler ! »

Vérité (prenant son inspiration, puis hurlant) : « KOWABUNGA !! »

Les sbires (en écho) : « KOWABUNGAAAAAAAA !!! »

Vérité (même chose que précédemment) : « LOOOLOLOLOLLLL !!!! »

Les sbire (en écho) : « LOOLOLOLOLLLLLLLLLL !!!!!!! »

Sarmate : « ….. WHAT THE F*CK ???!! »

Frenchtouch : »C'est pas possible !?! »

Kyyra : « Hélàs.....si..... »

Vérité (à son publique) : « Et maintenant mes frères, entamons notre chant rituel. Gloire aux Quatre ! »

Les sbires : « GLOIRE AUX QUATRE !!! »

Vérité (en chantant) : « Trololololo lololo lololo lolololo ! Trolololo lololo lololo lololo yéyéyéyé !!!! »

Les sbires se mirent alors à répéter en boucle les mêmes « paroles », sans cesse, en chœur avec le vieux prophète.
Le trio d'intrus n'en revenaient pas. Kyyra venait de s'infliger le plus violent facepalm de toute sa vie. Frenchtouch lui fut tellement abasourdi qu'il laissa sa gueule s'ouvrir de façon si béante que sa mâchoire inférieure heurta le sol avec fracas, heureusement couvert par le chant absurde de la masse de fanatique.
Malheureusement, Sarmate fut tellement écœuré qu'il ne put retenir un hurlement :


Sarmate (en hurlant) : « OH MAIS VOUS ÊTES UNE BANDE DE DEMEURE !! »

Dès lors, les chants s’arrêtèrent, et tous tournèrent les yeux dans la direction du trio. Sarmate n'eut que le temps de s'apercevoir de son immense bourde. Un silence pesant s'installa dans la salle.

Sarmate (faussement réjouit) : « Hum.... bonjour les gens... fais beau, hein ?..... »

Vérité : « …... ATTRAPEZ CES INTRUS !!! »

Les sbires (en hurlant) : « MASSAAAAAACRE !!! »

Sarmate : « Et m*rde !! »

Kyyra (blasé) : « Tu parles d'une infiltration.... »

Frenchtouch : « Bon ben, puisqu'il le faut.... BASTON !!! »

Sur ces mots, Frenchtouch et Kyyra se lancèrent droit sur la horde ennemi, alors que Sarmate se positionna sur une corniche, prenant un fusil de sniper, et commençant à viser les tireurs ennemis. Entre-temps, les deux guerriers s'étaient taillés un chemin dans la masse adverse. Bien que ces derniers soit nombreux, la plupart n’opposèrent qu'une résistance modeste. Cependant, plus le duo se rapprochait du Prêcheur, plus leurs ennemis paraissaient coriaces. Mais cela ne changea dans l'ensemble pas grand-chose.
Continuant à progresser, ils finirent cependant par s'apercevoir qu'un groupe de Yanm'ee avait rejoint Sarmate, forçant celui-ci à prendre son M7 Casseless à silencieux et à se battre à courte protée. Il semblait bien s'en sortir, mais malheureusement, il ne pouvait plus couvrir ses deux camarades.
Puis, alors que Frenchtouch s'approchait de plus en plus de l'autel, il s'aperçut que ce dernier était en train de se désintégrer ! Une sorte de masse vaporeuse beige se formait au-dessus de ce dernier, semblant en tirer sa substance.


Frenchtouch (étonné et inquiet) : « Kyyra, c'est quoi ça ? »

Kyyra : « On dirait ….. du sable ! »

Frenchtouch : « Hein ?! Mais d'où il vient ?? »

Kyyra : « De l'autel ! »

Frenchtouch « Mais comment c'est possible ? »

Kyyra : « Avec un Ki de type sable, on peut transformer la pierre en sable. »

Frenchtouch : « Mais qui ….. »

Il n'eut pas besoin de finir sa question, car il avait comprit : c'était Vérité le responsable.

Vérité : « Je sé pa qi vou ête, mé je vé vous fére regretter votre intruzion ! Ma puissance é 2 5200 unité ! Vous alé mourir ! »

Frenchtouch (effrayé) : « Par tous les ancêtres ! Mais quelle est cette langue infernale ?! »

Kyyra (mal en point) : « Mes oreilles.... saignent.... »

Vérité (d'une voix sadique) : « HAHAHAHA !! Périssez, bande de noob ! »

Sur ces mots, il projeta un flux de sable droit sur les deux guerriers en face de lui. Ils ne purent l'éviter que de justesse, mais hélas, Vérité dirigeait ce nuage à volonté et sans le moindre mal, poussant ce dernier à changer de direction en cas de nécessité.
Si Kyyra parvenait à esquiver tout cela sans trop de mal grâce à sa maîtrise des ombres, l'homme-lézard n'avait pas cette chance, et peinait de plus en plus à éviter les attaques.
Puis à un certain moment, Vérité dirigea à nouveau son attaque sur lui, mais au dernier moment il scinda son nuage de sable en deux, cherchant à prendre Frenchtouch en tenaille. Dos au mur, le guerrier ne pouvait pas fuir. Il se prépara donc au choc, qu'il imaginait terrible.
Mais alors qu'il allait être transpercé de part en part, un miracle se produisit : sortit du sol de terre, deux tronc d'arbre se placèrent chacun d'un côté du lézard, le protégeant de l'attaque.


Frenchtouch (étonné) : « Qu'est-ce que ….. »

Kyyra : « Ton pouvoir ! Il s'est éveillé ! »

Vérité : « Un type bois ? C'est rare ! Mais ça ne m’arrêtera pas ! »

Il se concentra alors, des veines se faisant voir sur son front. Soudain, les statues tombèrent toutes en miettes qui vinrent grossir de façon monstrueuse le nuage de sable.

Vérité (en hurlant) : « C'EST LA FIN POUR VOUS !! Priez vos dieux tant que vous le pouvez encore. »

Puis il dirigea le monstrueux nuage sur ses deux adversaires, qui n'avaient nul endroit où se réfugier.
Mais alors qu'ils se préparaient au pire, une violente bourrasque de vent vint heurter le nuage et le repoussa, avant de foncer sur Vérité. Celui-ci n'eut pas le temps de réaliser ce qui se passait, et ce prit le choc de plein fouet, se faisant projeter à plus d'une dizaine de mètres, poursuivit dans les airs par un corps, qui lui envoya un violent coup de poing en pleine face, augmentant encore la force du choc déjà monumental.
C'était Sarmate ! Apparemment, son pouvoir s'était lui aussi éveillé, et de manière plus spectaculaire. A cet enchaînement s'ajouta la force de l'impact lorsqu’il heurta le mur du fond. Il s'écroula ensuite sur le sol, complètement K.O.


Frenchtouch (éblouit) : Woaw !! Ça c'est du pouvoir ! Comment t'as fait ? »

Sarmate : « J'en sais rien. Un reflexe. »

Kyyra : « C'est souvent comme ça que le Ki se manifeste pour la première fois : instinctivement, par reflexe. Ce fut aussi mon cas. »

Frenchtouch : « Vous imaginez ce qu'on peut faire avec des trucs comme ça ? »

Sarmate (en regardant les troupes ennemies vaincues) : « Même sans, on s'en sort pas mal.... »

Il ne restait plus un seul ennemi debout. Tous étaient soit mort, soit inconscient ou estropié, voir pire.
Mais tout à leur contemplation, ils ne virent pas un Vérité fort affaibli mais conscient s'approcher d'une étrange dalle d'apparence circullaire, sur lequelle était gravé une roix coinée dans un cercle, et dont l'extrémité était constitué de quatre losange à l'intérieur desquels se trouvaient des lettres : un P beige pour le sud, un G rouge pour l'ouest, un F violet pour l'est et un M orange pour le nord.
Ce fut Kyyra qui le vit en premier.

Kyyra (effrayé et hurlant) : « NE LE LAISSEZ PAS APPROCHER DE LA DALLE !! »

Mais trop tard ! Vérité eu le temps d'atteindre la pointe la plus proche de lui, celle de l'ouest.
Frenchtouch le rattrapa alors et le saisit par le col, le menaçant de lui mettre un pain (un gros, en plus!).
Il ne se passa cependant rien, et à part Kyyra, tout le monde semblait se détendre.

Sarmate (à Kyyra) : Tu vois, y'a rien, pas la peine de stresser.

Kyyra (très inquiet) : « Il va venir ! Priez pour vos vies ! »

Ne comprenant rien, les deux autres s’apprêtaient à lui demander ce qui l'inquiétait tant lorsqu’un bruit se fit entendre derrière eux.
La pointe de la dalle que Vérité avait touché dégageait une lumière de plus en plus intense, à tel point que nos trois héros furent forcés de se cacher le visage.
Puis après quelques secondes, alors que la lumière avait disparu, mais qu'ils n'osaient toujours pas ouvrir les yeux, un voix se fit entendre, une voix métallique.

Voix (furieuse) : « P*tain, tu fais chier Vérité ! J't'ai déjà dit de pas m'emmerder si c'était pas important. »

Puis la voix se tut, avant de reprendre :

Voix : « M*rde, mais c'est quoi ce bordel ? Et c'est qui les trois gus là ? »

Alors ils ouvrirent les yeux pour contempler leur interlocuteur. Il n'était pas bien grand, 1m50 à tout cassé. Il s'agissait d'un robot de couleur jaune avec quelque parties du corps bleues. Ses bras d'un gris métallique, dont l'un (le droit) était plus épais que l'autre, se terminait par des mains à trois doigts. Son corps semblait pouvoir se composer de trois parties distinctes : sa tête dont le partie supérieure (au dessus des yeux, en réalité deux caméras projetant des lumières bleues protégés par un filtre en verre) ressemblait à un casque de mineur. Son visage n'avait rien d'humain, si ce n'est cette parodie de mâchoire inférieur qui y était attachée (et qui bougeait quand il parlait.)
Son torse constituait la seconde partie, avec ses bras, et toute la partie sous la « ceinture » la troisième.


Frenchtouch : « Qui c'est celui-là ? »

Sarmate :« L'a pas l'air bien balèze... »

Kyyra (terrorisé) : « Mais vous voyez donc pas qui c'est ? C'EST KING LEVIATHAN !!! »

Frenchtouch et Sarmate (en chœur) : »QUOI ?! »

Vérité (content mais mal en point) : « Chef ! Enfin vous êtes là. »

King : « C'est eux qui t'ont mis comme ça ? »

Vérité : « Oui, et c'est aussi eux qui ont latté nos hommes. »

King (contemplant le carnage) : « Je vois.... » puis à l'adresse de Frenchtouch : « Toi le gros ! Lâche mon pote où t'es mort. »

Frenchtouch (outré) : « Quoi ? Non mais pour qui tu te prends, espèce de sale nain !! »

King (se retournant lentement vers lui, une lueur de fureur dans les yeux) : « Toi.... »

Il sembla disparaître l'espace d'un instant, puis réapparut de profil devant un Frenchtouch médusé.

King (d'une voix pleine de colère) : « ….. T'ES MORT !!! »

Puis il frappa Frenchtouch d'un coup de pied monumental en plein dans le ventre.
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » dim. nov. 25, 2012 8:37 pm

Chapitre 18 : La trinité contre le Tyran jaune d'Ismod, première tentative.


Aussi loin que puisse remonter sa mémoire, Frenchtouch avait souvent subit des chocs franchement violents. Depuis son premier combat contre un des féroces Görz (des prédateurs né du croisement de fauve et de reptilien de sa planète natale, Karna), jusqu'au combat que son clan avait mené au côté des autres pour protéger leurs territoires d'une invasion d'orque, sa vie avait été un combat de chaque instant et sans pitié. Tel était la coutume de son peuple. Le nombre de coups, de blessures et de traumatismes qu'il avait subi depuis était énorme. Il n'était pas sûr de se souvenir de doute, ni de savoir compter jusque là.
La plus atroce douleur dont il se souvenait jusqu'à alors fût lorsqu'il fût percuter de plein fouet par la charge féroce d'un démon géant fort remonté. La blessure qu'il avait subit alors fut la seule qui ne disparut jamais totalement, et ce en dépit de son facteur régénérant. Il pensait qu'après un coup pareil, plus rien ne pourrait réellement le mettre à mal.
Il avait tort. Parce qu'en comparaison de ce qu'il venait de recevoir, le coup de corne du démon aurait eu l'effet d'une piqûre d'abeille.
La violence du coup de pied infligé par le droïde dépassé l'imagination du commun des mortels. En réalité, il fut si puissant que le temps lui-même sembla avoir ressenti le besoin de faire une pause pour en mesurer toute la démesure.
18000 unités, quand ça vous inflige une ruade, vous avez tendance à les sentir passer. Enfin, si vous survivez.
C'est donc presque au ralenti que les pattes postérieures de l'homme-lézard quittèrent le sol, tandis que ses yeux se révulsèrent, et que de sa gueule jaillirent des flots de salive, de bile et de sang. Puis, alors que le temps reprenait peu à peu sa course, il fut catapulté de l'autre côté de l'immense salle, heurtant de plein fouet le mur du fond.
Sarmate n'en croyait pas ces yeux : comment le membre le plus fort de leur trio avait-il pu se faire battre si facilement, sans même avoir pu opposé la moindre résistance ? Cela dépassé son imagination.


Sarmate (hurlant) : « FRENCHTOUCH !!!! »

Il se précipita sur vers son camarade, suivit de près par Kyyra, qui ne cessait de surveiller le robot, pourtant ridiculement petit, qui était responsable d'un tel acte. Celui-ci ne bougea pratiquement pas, excepté pour reposer sa semelle métallique.
Quand Sarmate atteint enfin son ami, il ne put que constater, horrifier, l'étendue des dégâts : l'homme-lézard craché des flots de sang, qui s'écoulaient ensuite sur son corps meurtri avant de rejoindre le sol. Une part de son abdomen, celle touché par l'attaque, gardait la trace du choc, semblant même vouloir traverser le corps entier pour rejoindre le dos du guerrier, tant elle était foncé.
Mais au moins, Frenchtouch était en vie. Son pouls était faible, sa respiration rauque et irrégulière, et il était inconscient, mais au moins bien vivant. Sarmate en fut soulagé, mais pas Kyyra.


Kyyra (inquiet) : « Il est loin d'être tiré d'affaire. Il faut qu'on le soigne rapidement, ou il risque de ne jamais se réveiller. »

Sarmate : « Comment a t-il pu se retrouver dans un tel état ? »

Kyyra : « Demande toi plutôt comment il a pu survivre. Ce doit être le premier depuis.... des années, au bas mot. Mais il faut trouver un moyen de s'en sortir. » Rajouta t-il en observant le robot, qui ne leur prêtait plus aucune attention.
Celui-ci saisit alors Vérité par le col, et traîna celui-ci vers la dalle de téléportation.

Sarmate (se retournant vers King et s'adressant à lui) : « Eh ! Où tu crois aller comme ça ? »

King (ne daignant même pas l'observer) : « Ça se voit non ? Je me tire ! Et j'embarque le vieux avec moi. »

Sarmate (colérique) : « Tu vas pas t'en tirer comme ça ! Reviens ici et bats toi si t'en a le cran ! »

King (sur un ton cruel) : «  Ha....Haha.... hahaha.... HAHAHAHAHAHAHAHA !!! Comme si vous aviez la moindre chance contre moi. Retourne donc enterrer ton collègue. Il tiendra plus très longtemps.  Me batte contre toi : Pffhahaha ! Comme si t'en avait les moyens ! »

Sarmate (énervé) : « J't'ai dit de revenir ici, c*nnard !! »

King : « T'es têtu toi ! A moins que tu sois juste très con. Les capteurs sonores, c'est comme le pot d'échappement, ça se nettoie. »

Sarmate (furieux) : « TU PARTIRAS PAS D'ICI COMME ÇA, TU M'ENTENDS, C*NNARD DE NAIN DE M*RDE ??!! »

Cette fois, King Leviathan s’arrêta net. Puis il lâcha Vérité tout en se retournant lentement vers l'ASCO. Ses « yeux » émettaient une intense lumière bleue, qui couplait la position de ses paupières et de sa mâchoire métalliques, finissaient de lui donner une expression de colère noire.

King (sur un ton de colère mal contenu) : « Qu'est-ce que tu viens de dire ? »

Sarmate n'eut que le temps de réaliser et de regretter sa bourde. Visiblement, le robot jaune était très susceptible quand il s'agissait de sa taille, et il était suicidaire de se mettre à dos un adversaire pareil. Mais trop tard ! Le mal était fait. Le droïde fonça droit dans la direction de Sarmate et de Kyyra, visiblement prêt à tuer.
Kyyra fut le plus rapide à réagir. Il tenta d'intercepter le robot via son épée. Le coup était si rapide que Sarmate eut peine à l'observer.
Mais pas leur adversaire. Il esquiva sans mal l'attaque, et infligea un coup à Kyyra avec la paume de sa main droite. En soit, l'attaque n'était pas dévastatrice, d'autant qu'il s'agissait plutôt d'un coup réflexe. Mais cela suffit à ouvrir une brèche dans la défense de Kyyra, dont le droïde profita : il lança d'abord un coup de poing de sa main gauche, plus petite que l'autre, avant de faire un tour sur lui-même pour tenter un balayage. Kyyra esquiva en sautant, se préparant pour la riposte.... qui ne vint jamais.... avec une vitesse fulgurante, le robot rejoignit le sabreur en plein vol, lui infligeant un violent coup de poing (le droit) en plein sur le menton. La tête penchée en arrière à cause de l'impact, Kyyra ne put stopper le coup de pied du droïde dans l'abdomen. Se pliant en deux sous l'effet du choc, le souffle court, Kyyra ne put que subir la fin de l’enchaînement : King réunit ses deux mains, croisant ses doigts, et frappa Kyyra à la nuque, l'envoyant droit sur le sol.
La violence du choc fut telle que le sabreur se retrouva enfoncé dans le sol. Bien que conscient, il ne pouvait plus bouger. Résultat, il ne put rien faire quand le bot qui lui servait d'adversaire atterrit sur son abdomen déjà meurtri.
L'impact suffit à creuser un petit cratère, en plus de faire cracher des gerbes de sang au pauvre bretteur impuissant.
Dans un geste de mépris absolu, King Leviathan posa un pied à terre, l'autre se reposant sur Kyyra, désormais inconscient. Il se mit à trifouiller une des sacoches accrochées à sa « ceinture ». Sarmate pensa qu'il allait en sortir une arme, mais ce ne fut pas le cas : en réalité, il s'agissait d'un petit objet cylindrique semblable à un cigare, que le robot porta à sa mâchoire inférieure. Il s'agissait donc bien d'un cigare, qui parvint à rester accroché à la mâchoire du robot, malgré l'absence de partie supérieure à cette dernière. Puis il se mit à chercher dans une autre sacoche, et en sortit cette fois un briquet en métal, sur lequel était peint ce qui ressemblait vaguement à une tête de mort. Il alluma son cigare, puis fit semblant de le fumer.

King (pensif) : « Hum.... faudrait que j'en rachète de ces trucs-là. Mon stock est presque vide. »

Sarmate n'osa rien dire, et tenta même de se faire le plus discret possible. Mais alors qu'il pensait que l'autre l'avait oublié, le bot s'adressa soudain à lui.

King (d'un ton d'abord neutre...) : « Au fait, j'ai pas oublié ce que t'as dit à mon sujet....." (puis d'un ton plus agressif)".... et maintenant ? Toujours prêt à mourir ? »
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » mer. déc. 19, 2012 5:49 pm

Chapitre 19 : Une intervention salutaire.

La panique s'empara de Sarmate à une vitesse terrifiante. La situation n'avait cessé d'aller de mal en pis depuis l'apparition du bot qui leur servait d'adversaire. Comment un être si petit pouvait terrasser seul et sans aucune difficulté des guerriers qui avaient, à peine quelques minutes plutôt, décimer une armée entière ? Tout cela défiait l'imagination de l'ASCO. Aucun des trois combattants n'étaient préparés à ça.
Et dire que d'après Kaïser, le nain qu'il avait en face de lui était le plus faible des Quatre. Enfin, d'après ce qu'on en savait.


King : « Alors ? Tu viens te faire tuer oui ou m*rde ? J'ai pas toute la journée à te consacrer ! »

Ne sachant plus comment s'en sortir, Sarmate dégaina son Magnum M6 S, et vida son chargeur droit sur son adversaire. En dépit du stress qui lui rongeait les tripes, il parvint à viser juste, si bien qu'aucune balle ne rata sa cible, qui ne chercha d'ailleurs ni a les esquiver, ni a les stopper.
Pas la peine d'ailleurs, puisqu'aucune ne parvint à percer le blindage de ce dernier. La plupart ricochèrent sur ce dernier sans causer le moindre dégât, les autres s'y aplatirent comme des crêpes.


King : « Laisse tomber ! Tu utilises des balles classiques, conçues pour abattre des cibles organiques, pas des blindages épais. Tu peux rien faire avec ça. »

C'était hélas, la pure vérité. Sarmate changea d'arme, prenant alors son fusil Caseless, ce qui ne changea rien. Désespéré, il opta alors pour son fusil de sniper. Il rechargea ce dernier devant son adversaire, qui ne semblait pas en tenir compte.
Une fois l'arme prête, l'ASCO pointa le canon du fusil droit vers la tête du robot, qui ne bougea pas. Cela ne l’empêcha pas d'ouvrir à nouveau le feu. Cette fois, cela poussa le droïde à agir : il leva sa main droite, et parvint à intercepter la balle entre son index et son troisième (et dernier doigt). Puis, après l'avoir bien mise en évidence, il la projeta au loin, de la même manière que si il y jouait aux fléchettes. La balle pénétra droit dans l’œil d'une des rares statues qui tenait encore debout, à l'opposé de la salle. Un tir d'une précision phénoménale, mortelle même.

King : « T'as du talent petit. Mais y'a pas meilleur tireur d'élite que moi à travers la galaxie. »

Puis il s'approcha lentement de Sarmate, avec une démarche si lent mais si assurée qu'elle tenait à la fois de l'intimidation que de la provocation.
N'y tenant plus, Sarmate vida alors son chargeur de sniper droit sur le robot, qui prit à peine le temps d'un intercepter une, les deux autres ratant leur cible. Sarmate rechargea aussi vite qu'il le pouvait, aidait en cela par la lenteur voulue par son adversaire. Sarmate tenta de se calmer, alors que le bot n'était plus qu'à une dizaine de mètres. Il tira la première balle, qui manqua sa cible. Puis la deuxième, qu'il esquiva simplement en penchant la tête de côté, négligemment. Puis il enchaîna avec la troisième, que le robot intercepta. Celui-ci arborait une expression terrifiante : un voile d'ombre couvrait la patrie supérieure de son visage, où ses yeux ne brillaient plus que d'un bleu sombre et faible, les paupières mi-closes dans une expression sauvage, alors que sa mâchoire prenait la forme de ce qui aurait pu passif pour un sourire démoniaque.

King(sur un ton de joie sadique mais retenue) : « Je n'ai jamais aimé prendre mon temps pour tuer mes ennemis : c'est long, c'est chiant, et en plus c'est lassant. Mais pour toi et tes deux guignols de pote, je vais faire une exception. Surtout pour celui avec le sabre. J'ai toujours eu horreur des mecs en jupette. »

Sarmate hurla alors, de rage, de frustration et de désespoir, tandis qu'il s’apprêtait à utiliser sa dernière balle. Mais alors qu'il n'avait pas encore appuyé sur la gâchette, un phénomène étrange eu lieu : l'air commençait à tourbillonner tout autour du canon de son fusil, avant de envelopper complètement. Le bot s'arrêta net, intrigué. Puis, à un certain moment, Sarmate lui hurla :

Sarmate : « VA ROUILLER EN ENFER !!! »

Quand il ouvrit le feu, tout l'air qui s'était placé autour de son fusil se concentra sur le projectile, augmentant sa taille de manière effrayante. Pour le coup, le droïde afficha, pour la première fois depuis son apparition, une expression de véritable surprise, et même une pointe d'anxiété. Il se pencha alors du mieux qu'il put en arrière, esquivant de justesse le tir qui alla creuser un profond cratère dans le mur derrière lui.
Pendant quelques secondes, le temps sembla tourner au ralenti, si bien qu'une fois relevé, King Leviathan se retourna lentement en direction du point d'impact de la balle.
Sarmate ne le remarqua pas tout de suite, mais le robot avait les yeux écarquillés, si bien qu'on aurait pu croire qu'ils allaient quitter leurs socles.
La balle n'avait pas provoqué un énorme cratère, mais le trou qui témoignait du tir était d'une profondeur insondable : il avait traversé la roche comme du beurre, de la gelée, même.
Le robot se tourna en direction de Sarmate, puis de nouveau en direction du trou, et ce à plusieurs reprises. Puis, la cinquième fois, il fixa son regard sur le sol, perplexe. Sarmate se doutait que son adversaire se demandait ce qui serait arrivé si il n'avait pu éviter le tir.
Puis ce dernier posa les yeux sur Sarmate. Celui-ci put déchiffrer une expression de colère froide sur le visage du bot. Sans prévenir, King fonça droit sur Sarmate, qui n'ayant plus de balle, ne pu que tenter de frapper le plus sanguin des Quatre avec son fusil. Mais le bot était plus fort et rapide : se saisissant de l'arme, il s'en servit pour effectuer un balayage sur son adversaire, au niveau des jambe. Sarmate ne put que s'écrouler, impuissant. Mais avant même de pouvoir tenter quoique ce soit, il dut subir un coup de pied monumental dans les côtes. Le souflle coupé, il ne put dès lors rien faire, plongé dans un état second. Il ne vit même pas le robot passer sa jambe droite de l'autre côté de son corps, puis se pencher vers son visage, avant de commencer à le frapper à coup de poing, gauche puis droite, et ainsi de suite.

King (énervé, continue à frapper Sarmate) : « Je-DETESTE-les-MINABLES-qui-viennent-fouttre-la-£/\ç$µ†-dans-mes-affaires-et-me-traitent-de-nabot !! »

Sarmate ne pouvait plus rien faire. Inconscient, il ne sentait même plus la violence des coups, que son casque-par ailleurs complètement cabossé- ne parvenait qu'à peine à atténuer.
Puis le bot saisit son adversaire au col par la main gauche. Il observa son adversaire, réalisant soudain que celui-ci était dans les vappes.

King (Avec mépris) : « Pff !! Regarde toi : t'es aussi pitoyable que les deux autres. Vous les bleu-bites, vous croyez pouvoir changer le monde, en détrônant ceux qui possèdent le pouvoir. » Puis, levant le poing droit :  « Au moins, tu auras eu le mérite de tenir plus de 30 secondes contre moi. Maintenant tu vas mourir. POUR RIEN !! »

Mais alors que le droïde s’apprêtait à pulvériser le crâne de l'ASCO avec le poing, il fut percuter de plein fouet sur le flanc droit, par quelque chose de grand. Non, quelqu'un.
Il percuta une des statues encore en état de plein fouet, détruisant cette dernière sur le coup.
En se relevant, il dirigea son regard vers celui qui avait eu l'audace -et la puissance suffisante- de lui infliger ça.
L'individu en question était un élite en armure dorée. Cette dernière arborait de nombreuses éraflures, symbole de ces combats passés, éraflures qui s'harmonisaient parfaitement avec les cicatrices du guerrier.
Kaïser. Tel était son nom.


King (réalisant qui était son adversaire, surprit et furieux) : « Toi ! »

Kaïser (d'un ton calme mais déterminé) : « Si tu veux les tuer.... tu devras d'abord commencer par moi ! »
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » sam. déc. 22, 2012 7:05 pm

Chapitre 20 : De vieille rancœur.


Lui ! Il était de retour ! Pourquoi était-il intervenu ? Quel était son lien avec ces trois guignols ?
King (furieux) : « Qu'est-ce que tu viens faire là ?! C'est pas ton combat ! De quel droit tu te permets d'intervenir ?! »

Kaïser (d'un ton froid) : « Tu n'as aucun droit sur leurs vies. Tu es bien tel qu'on le prétend : un boucher, rien de plus ! »

King : « Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un faible doublé d'un lâche. D'abord, tu passes des années à te planquer, et maintenant tu m'attaques en traître ?! »

Kaïser : « Moi au moins, je ne passe pas mon temps à m’attaquer à plus faible que moi. »

King : « Premièrement, il n'avait pas à attaquer nos troupes. Quiconque défi les Quatre doit s'attendre à subir leur fureur. »

Kaïser : « Les Quatre.... tu parles ! Un menteur, un boucher, un fou et un monstre. Voilà les soi-disant gardien des Clés du portail. Je n'arrive toujours pas à croire que vous ayez réussi à nous les prendre. »

King : « Vous étiez des faibles à l'époque, et vous l'êtes plus encore aujourd'hui. Regarde toi : tu es, de nos prédécesseurs, le seul qui soit encore un problème. »

Kaïser : « Ne les enterrent pas trop vite. Ils ne sont pas morts. »

King (sarcastique) : « Ah ! C'est tout comme : le premier est devenu trop faible pour faire quoique ce soit, le second a perdu la raison, et le troisième a disparu sans laisser de trace. Il n'y a plus que toi, ombre de ce que tu as été, alors que moi je suis plus fort que jamais ! »

Kaïser : « Et pourtant, tes trois camarades te surpassent. Tu n'as pas de leçons à me donner sur la puissance. »

King : « C'est vrai, ils sont plus fort que moi pour l'instant, mais ça ne durera pas. Je finirais par prendre la place qui me revient : celle de souverain de cette pitoyable galaxie ! »

Pendant leur conversation, le droïde s'était peu à peu relever. En prononçant sa dernière phrase, il avait tourné son regard vers celui de Kaïser : ses yeux n'avait plus la même expression : le droit était prit dans une expression de défi, tandis que le gauche avait changé d'aspect : le filtre de sa caméra n'était plus bleu, mais d'un rouge sang, dont le centre brillait avec intensité alors que le reste était assez sombre. Son visage se paraît d'un rictus démoniaque. Puis, un son sortit peu à peu du micro du robot, d'abord à peine audible, puis de plus en plus fort, jusqu'à devenir trop fort pour des oreilles : un rire d'une tonalité métallique intense, mais d'où émanait aussi un grondement inquiétant, comme s'il quelque chose grognait par derrière ce rire à vous glacer les sangs.

King (un rictus terrifiant sur le visage) : « Finalement, c'est une bonne chose que tu sois là. Je vais finir ce que Taz a commencé. Il ne va pas apprécier, mais je m'en contrefous ! »

Sur ces paroles, et en fixant toujours Kaïser de cette façon malsaine, il agrippa son avant-bras droit avec sa main gauche puis le détacha du reste de son bras. Puis il fit basculer le tout par-dessus sa tête, pour atteindre le sac à dos métallique gris qu'il portait toujours sur lui. Une trappe s'ouvrit au sommet de ce dernier, et le robot y glissa son avant-bras détaché. Puis il ressorti quelque chose du sac : une arme qu'il attacha à son bras droit -sans doute par un mécanisme particulier, pensa Kaïser- et qui ressemblait au croisement entre un fusil d'assaut et une gatling. Puis, les deux yeux du robot ayant retrouvé leur apparence normale, celui-ci pointa son arme sur le sangheili dans une expression de défi et de joie. Kaïser se mit alors en position de combat, sachant qu'il pourrait très bien ne pas y survivre.
Mais alors que les deux combattants se préparaient à l'affrontement, quelque chose se passa : une des dalles de la stèle par laquelle King Leviathan était passé se mit à briller : celle qui représentait un M de couleur orange. Puis une voix s'en éleva, que tous deux reconnurent sans peine.


Taz : « King, il me semble que j'ai été très clair sur ce sujet : nous ne devons pas nous battre face à Kaïser et ses acolytes. »

L'intéressé changea d'attitude, son visage se peignant d'un mélange de colère et de frustration.

King : « Pourquoi il faut toujours que tu t'en mêles ? C'est moi qu'il a défié ! Il m'a attaqué ! J'ai le droit de prendre sa vie. »

Taz : « Je veux que tu arrêtes ce combat. »

King : « Va te faire voir ! »

Taz : « C'EST UN ORDRE ! »

King : « NON !! »

Taz (menaçant) : « Tu préfères que je vienne te chercher moi-même ? »

Cette fois, le bot ne dit rien. Son visage se para d'une appréhension mal cachée., Il se retourna vers la stèles puis vers Kaïser, et ainsi de suite. Il se demandait si son interlocuteur bluffé.
Puis comme une réponse à la question qu'il se posait, une lumière semblable à celle qui avait émané de sa dalle lorsqu’il était apparu se mit à briller sur celle de Taz, et de petits éclairs en surgirent.
Il n'en fallut pas plus au robot : il ramassa son arme, replaça son avant-bras, puis se dirigea vers la stèle, agrippant par le col un Vérité toujours K.O au passage, puis le traînant vers la dalle e téléportation qui se mit à briller. Puis, juste avant de monter dessus, il se retourna légèrement et s'adressa à Kaïser.


King : « Il... ne sera pas toujours là pour te.... couvrir. »

Kaïser : « J'espère bien. »

Puis le robot se plaça sur sa stèle, disparaissant avec le san'shyuum qui lui servait d'assistant.

Puis, la voix se fit de nouveau entendre.

Taz : « N'oublie pas Kaïser : notre arrangement tiens toujours. Mais fais moi encore un coup comme ça, et je ne le retiendrais plus. »

Kaïser : « Je n'ai pas peur de lui. »

Taz : « Tu devrais. Et encore plus de moi. »

Puis toute lumière disparu de la stèle, laissant place au silence. Kaïser n'avait rien rétorqué, car il savait qu'au fond, c'était l'autre qui avait raison.
La seule chose qui le soulageait dans tout ça, c'était de savoir que certains allaient passer un mauvais quart d'heure.
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » dim. déc. 30, 2012 6:11 pm

Chapitre 21 : Un inimité au bord de l'explosion.

Le lendemain, dans un système lointain....
Moloc n'aimait pas la tournure que prenait les choses. Cela dit et de manière générale, il n'aimait pas les réunions qu'organisaient les Quatre. Surtout quand elles étaient montées de manière si brusque.
Mais là c'était encore pire : non seulement, la tenue cette conférence avait était décidé la veille, mais en plus les Quatre, qui ne communiquaient plus qu'à distance depuis deux ans, se réunissaient chair et en os (pour ceux qui en avaient en tout cas, soit 2 sur 4 pour les os, et 3 sur 4 pour la chair).

Il pénétra dans la salle où devait se tenir la réunion. A l'intérieur se trouvait Phoe, ainsi que plusieurs secrétaires et bureaucrates, covenant pour la plupart.
Phoe regardait par le hublot blindé la surface morte d'une planète qui l'était tout autant. Pourtant, Orôn'yasir n'avait pas toujours était ce caillou dénué de vie qui dérivait dans l'espace, sans but prècis. En une très lointaine époque, avant même la naissance de l'empire forerunner, cette planète grouillait de vie. Une civilisation très évoluée s'y était même installé -à moins qu'elle y soit née- et avait bâti une société prospère et grandiose. Puis à une période indéterminée, des puissances titanesques s'étaient déchaînées et affrontées sur la planète, y détruisant toute forme de vie. La civilisation qui s'était installée sur cette dernière avait disparu, ne laissant que des ruines comme seul trace de son existence. Orôn'yasir ne s'était jamais relevée, perdant petit son atmosphère, son eau liquide et finalement, sa propre vie. Du noyau ne subsistait plus qu'un glacier sphérique géant et inerte. Une preuve de ce qu'un trop grand pouvoir pouvait provoqué lorsqu'il était mit en de mauvaises mains.
Moloc se disait souvent que les Quatre pourraient tirés des leçons de cette histoire. Hélas, parmi ces derniers, et malgré le fait que tous aient compris l'allusion, seul deux semblaient en tenir compte, dont Vesperhubris, bien sûr. L'autre étant TazVadu, mais ses raisons n'étaient pas les mêmes, il le savait. Quant aux autres.... Motfcu ne craignait pas le pouvoir, et King Leviathan était bien assez cinglé pour en arriver à de telles extrémité.
Leviathan.... encore une fois la source du problème. Comment le plus faible des Quatre pouvait-il se montrer si ingérable ? Un vieux dicton covenant disait d'ailleurs que quoi qu'ils fassent, King Leviathan et ses Mils (la race de robot militaire qui suivait aveuglément le droïde jaune) serait toujours à la base des problèmes de la nouvelle Alliance.

Puis Phoe, ayant senti la présence de son vieux camarade, s'adressa à ce dernier, sans même se retourner.

Phoe : « Apparemment il y a de l'orage dans l'air. Et je ne parle pas du ciel de la planète. »

Moloc : « Il n'y a plus d'air sur cette planète depuis longtemps de toute façon. Quand au ciel.... »

Phoe : « Pour qu'ils daignent tous faire le déplacement, c'est qu'il se prépare quelque chose. »

Moloc : « Rien de bon, je le crains. A quand remonte la dernière fois. »

Phoe : « Pas assez longtemps, à mon goût. »

Moloc : « Ce n'est pas la réponse que j'espérais. »

Phoe : « Et pourtant tu t'y attendais. De plus tu devras t'en contenter : ils sont là. »

Et en effet, ils étaient là. Mais pas tous en même temps.
Les deux premiers à entrer furent respectivement Motfcu et Vesperhubris. Une fois installé à leur place respective autour de la table circulaire -soit la première et la troisième- ils commencèrent à discuter de tout et de rien, mais ils étaient tendus. Surtout l'ange, comme Moloc s'y attendait.
Le troisième à entrer fut celui à cause de qui se déroulait tout ce remue-ménage : King Leviathan, qui semblait d'humeur plus que maussade. De l'avis générale, il était toujours agacé par ces réunions, mais vu la tête qu'il tirait et la façon qu'il avait de marcher, rapide et bruyante, il était claire qu'il n'était vraiment pas de bonne humeur.
Il s’essaya bruyamment sur son siège, conçu autant pour supporter autant son poids que son mauvais caractère. C'était ça manière de s'imposer, de prouver qu'il était là et qu'il n'était pas judicieux de lui chercher des noises.

Il n'adressa pas une parole à ses deux comparses, ne prêta pas la moindre attention à leur discussion. L'acide qu'il se retenait de cracher n'était réservé qu'à une seule personne, celle qu'il détestait le plus.
Cette personne finit par franchir les portes quelques minutes plus tard. Des minutes qui avait paru durer une éternité, comme si le temps lui-même tremblait à l'idée que ce conseil ait lieu.
Cette personne était TazVadu en personne. Le plus puissant et le plus craint des Quatre.
Son retard n'était pas accidentel, Phoe le savait. De part cette manie d'apparaître toujours en dernier, il démontrait aux autres qu'en dépit de leurs soi-disant égalité, c'était lui le chef, car rien ne pouvait commencer sans sa présence, et aucune décision ne pouvait être prise en son absence. Moloc le soupçonnait d'ailleurs d'adorer ses entrées théâtrales.
Pourtant, il ne put en profiter, car instinctivement, tous les yeux, ou presque, se tournèrent vers King, qui lui regardait fixement le grand élite en armure argentée qui venait d'entrer.
Taz et lui se regardèrent fixement pendant un long moment, droit dans les yeux. Ceux de Taz exprimait un mépris à peine voilé, les caméras de King affichant une haine qu'il peinait à masquer.
Puis le grand élite s'assit sur la place restante, la sienne. Il laissa défiler un silence de quelques secondes, puis prit la parole.

Taz (d'un ton calme, voir presque chaleureux) : « Messieurs, soyez les bienvenus. Je suppose que vous savez tous ce pour quoi nous somme tous.... »

King (l'interrompant brutalement, d'un ton plein de rancœur) : « Épargne nous tes discours à la noix et ton air faussement réjoui, et venons en au fait ! »

Taz (ne se laissant pas démonter, répond avec ironie) : « Eh bien, je comptais d'abord aborder la question du budget de la colonisation de nos nouveaux mondes, mais puisqu'il semble que tu veuilles d'abord faire étalage de tes exploits d'hier, alors allons-y. »

Vesper et Mot échangèrent un regard qui exprimèrent toutes leur lassitude devant des répliques aussi puériles, mais aussi leur inquiétude de voir la situation dégénéré.

Mot (d'un ton las) : « Pour une fois dans vos existences de sauvage, ne pourriez vous donc pas nous épargnez le triste spectacle de vos égos mal placé se querellant comme deux roquets affamés devant un os ? »

Vesper (d'un ton réconciliateur) : « Je ne vous comprends pas : nous sommes tous dans le même camp, avons les mêmes objectifs, et à peu près les même rêves. Ne pourriez vous donc pas vous entendre tous les deux ? Est-ce donc si compliqué ? »

King : « Demande lui pourquoi il ne m'a pas laissé tuer Kaïser quand j'en ai eu l'occasion ? »

Mot (plaintif) : « Nous y voilà ! Faut-il toujours qu'on en revienne à Kaïser et ses camarades ? Faut-il donc remuer le couteau dans la plaie, et ressortir encore et toujours cette vieille histoire ? »

King : « Si vous m'aviez laissé tuer ces imbéciles, la question ne se poserait plus. »

Vesper : « Tu sais aussi bien que nous ce qui arriverais si nous venions à les tuer nous même. Les Clés du portail s'en iraient chercher d'autre gardiens plus digne de cœur. »

Mot : « Une telle puissance gâchée pour si peu. Cela n'en vaut pas la peine. »

Vesper : « Sans compter qu'aucun de nos hommes n'a la puissance nécessaire pour s'acquitter d'une telle tâche. »

King (exaspéré) : « ALORS AU DIABLE, CES FOUTUS CLÉS !! A quoi sert la puissance si l'on ne peut s'en servir ?!! »

Taz : « Puisque tu parles de puissance, tu devrais bien y réfléchir avant de tenir des propos si stupide, toi qui es le plus faible d'entre nous. »

King (furieux, se lève de son siège) : « Faible ? FAIBLE !!! TU OSES ME TRAITER DE FAIBLE ??!! Sans ces Clés mille fois maudites, vous seriez tous à genou devant moi, bande de rats d'organiques !! »

Mot (amusé) : « Ho hoho.... »

Taz : « Tu es ridicule. Si la vie synthétique est réellement supérieur à la vie organique comme tu le prétends avec tant de véhémence, alors pourquoi n'as tu jamais essayer de prendre ma place ? Tu l'ignores ? Alors laisse moi te répondre : parce que es faible. Parce que tu es lâche. Sous tes airs de guerrier, tu n'es qu'une brute décérébrée. A quand remonte la dernière fois que tu as affronté un adversaire à ta hauteur ? »

Tout en disant cela, il s'était le vé, et avait marché lentement, mais sûrement vers son interlocuteur, avant de se tenir face à lui, le dominant de toute sa hauteur.

Taz (provocateur) : « Tu en rêves n'est-ce pas ? Tu rêves de me tuer, de t'imposer comme le plus fort de tous. Alors qu'attends-tu ? Je me tiens là, devant toi, sans arme et bouclier baissé. Tu n'auras pas de meilleur occasion. Alors qu'attends-tu ? Vas-y ! »

Le droïde ne dit rien, mais intérieurement, il fulminait. Taz avait raison, il ne rêvait que de reprendre son indépendance, redevenir le VRAI Tyran jaune d'Ismod, celui que tous craignait quand il n'avait personne pour le commander.
Mais il savait aussi que l'élite était hors de sa portée, bien trop puissant pour lui Il ne pouvait rien contre ce dernier.
Du moins, pour l'instant.
Il baissa les yeux et se retourna, contenant sa frustration du mieux qu'il pût. Cependant, il ne retourna pas à son siège, mais se dirigea vers la sortie.


Taz (qui s'est assit entre-temps) : « Au cas où tes filtre optiques aient fini par devenir trop opaque pour tes caméras, je me permets de te rappeler que cette réunion n'ait pas fini. »

King : « Ce qui devait être dit l'a était. Je sais désormais à quoi m'en tenir. Le reste ne m'intéresse pas. »

Il recommença à avancer vers la porte, qu'il ouvrit d'un coup de pied. Cette dernière ne résista pas au choc, sortant de ses gonds et s'envolant loin dans l'obscurité du couloir.

Taz : « N'oublie pas... qui est ton maître. »

Le bot stoppa son avancée et resta immobile, serrant les points. Il se retourna lentement, s’arrêtant de sorte que son visage ne soit visible que de son profil droit. Mais cela était suffisant pour voir l'éclat de ses yeux.
Rouge comme le feu. Rouge, comme le sang.

King : « Nous nous reverrons.... »

Alors, il rejoignit la stèle de téléportation dans une autre salle, rentrant sur son monde,
Un silence s’abattit sur l'assemblée. Seul les respirations des personnes restantes perturbaient le calme ambiant.
Puis Vesperhubris, pourtant silencieux jusqu'alors, prit la parole.


Vesper (d'un ton à la foi blasé, réprobateur et désolé) : « Je te trouves un poil trop autoritaire Taz. King a raison : il me semble que tu nous ne t'avons jamais nommé comme notre leader. »

Taz : « Il faut bien que quelqu'un maintienne l'ordre et la cohésion, ici. »

Mot (sarcastique): « La cohésion.... pour ce qu'il en reste. »

Taz (se levant) : « King est seul responsable de cette situation. Son ego mal placé finira par nous nuire, n'en doutez pas. Le seul moyen d'éviter le pire est de lui montrer qui commande. »

Sur ces mots, il se leva et s'avança vers le couloir désormais béant qui se dressait devant lui. Il adressa un bref signe de tête à ses collègues en guise de salut, puis partit à son tour.

Mot : « Le pire à été évité. »

Vesper : « Mais pour combien de temps ? Chaque jour qu'y passe, chaque altercation entre eux affaiblit l'Alliance. Si nous ne faisons rien, tout ce que nous battit risque de s'écrouler, et pas sous le poids du temps. »

Mot : « C'est oublier que nous sommes encore là, toi et moi, pour empêcher un tel gâchis. Mais au-delà de ça, quelque chose d'autre m’inquiète. »

Vesper : « Quoi donc ? »

Mot : « Les Clés du Portail. Leur pouvoir grandit, mais aussi..... autre chose. Comme si elles étaient consumés par quelque chose.... ou quelqu'un. »

Vesper : « Le Portail a toujours eu une influence négative, et cela même avant qu'il soit ouvert pas Cynover pour y enfermer Tu-sais-qui. »

Mot : « C'est vrai. Mais cette influence n'a cessé de grandir, et elle continue à le faire. Cela a commencé du temps de nos prédécesseurs. Lesquels ? Probablement ceux de la 2ème génération, la plus chaotique. »

Vesper : « Crois-tu que nous ayons quelque chose à en craindre ? »

Mot (perplexe) : « Je l'ignore.... mais le Mal sait reconnaître le Mal, et je pressens qu'il est à l’œuvre. »

Vesper : « Alors il nous faut être prudent. Il ne faut pas que le Clés tombent entre de mauvaise mains. »

Mot (regardant le couloir) : « J'ai bien peur qu'il ne soit déjà trop tard. Mais nous pouvons encore éviter le pire. Au moins pour un temps. Prions pour que la situation ne s’envenime pas encore entre King et Taz, car il se pourrait qu'il provoque eux-mêmes des événements qui dépassent notre entendement à tous. »

Vesper : « « ….Et ils devront se montrer noble de cœur, et fort de corps et d'esprit, sans quoi le pouvoir des Clés se laissera corrompre par un mal que seul ceux qui l'ont vu peuvent imaginer. » Maudit soit ce Portail et ses Clés ! »

Mot : « Cela est déjà fait. Espérons ne pas l'être à notre tour.... ou IL reviendra. Et dès lors..... la fin sera inévitable. »
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » mer. janv. 02, 2013 7:48 pm

Chapitre 22 : Une terre de sable, de roche et d'acier.

Quelque part, dans un système lointain de celui où fût construite la citadelle, se trouve un monde à nul autre pareil. Vu de l'espace, un étranger ni verrait qu'une planète tellurique recouverte d'un désert gigantesque. Pourtant, sous les dunes, se cachent des millions d'années d'histoire, de mythes et de légendes. Un monde jonché des ruines de nombreuses civilisations, victimes de leur propre arrogance. Un monde ravagé par la guerre, la haine, la folie et la mort. Mais malgré tout, un monde toujours vivant. Un monde de guerrier. Un monde de machine.
Un monde, dont le nom est prononcé avec admiration par ses habitants actuels, et avec crainte par le reste de la galaxie. Un monde nommé …. Ismod.

Au niveau de l'équateur, là où les températures sont intolérables à toutes entités non robotique, se trouve la capitale, une cité fortifié et construite dans l'acier, le béton et le verre. Chimère, telle est son nom.
De gigantesque tour s’élèvent du sol de la cité, mais une d'entre elle surpasse toutes les autres en taille. Et au dernier étage de cette tour....

Dire qu'il attendait le retour de son maître avec impatience aurait été exagéré. En fait, de ses propres mots, moins il le voyait, mieux il se portait. Il était d'ailleurs un des rares -non, le seul en fait- qui pouvait se permettre de lui parler de cette manière. Il ne se privait d'ailleurs pas de jouir de ce privilège.
De prime abord, il n'avait pourtant rien d’impressionnant qui puisse justifier d'un tel laxisme du maître des lieux envers lui. Après tout, n'était t-il pas qu'un insignifiant tas de ferraille poli et blanc, semblable à une sphère à peine plus grosse qu'une boule de bowling, flottant à quelque mètres du sol, et dont l'unique œil bleu n'avait rien d'intimidant, même quand il prenait une expression de colère ? Mais Grant, car tel était son nom, avait bien d'autre atout. Il n'était pas un guerrier, ni même un soldat, comme la quasi totalité des habitants de la planète, mais il avait d'autre capacité. Il était notamment le seul qui avait la patience et les compétences suffisantes -plus que cela, même- pour gérer l'administration archaïque et l'économie prospère de l'Empire des Mils.
Il patientait devant l'unique stèle des Quatre présente sur la planète, dans une salle qui était gardée par deux Mils de type Garde justement, ces grands robot rouge, plus grand que des Sangheilis et des Jiralhanaes, mais plus petits que des Lekgolos, qui arboraient les armes propres à leur caste, ces lances à triples lames latérales entre lesquelles se tenait ce qui ressemblait à la bouche d'un canon, ce qui était le cas d'ailleurs.
Les Mils de ce type était bien plus grand que Grant, comme quasiment tous les autres d'ailleurs, mais aucun n'osa s'adresser à lui de manière irrespectueuse, car après tout, il était le bras droit du Commodore.
Grant attendait depuis un quart d'heure devant la stèle, ce qui ne l’empêchait absolument pas de traiter divers dossiers en rapport avec la sécurité de la cité, la gestion de l'économie de l'Empire, et un tas d'autre sujet qu'il traitait quotidiennement.
La stèle des Quatre d'Ismod n'était pas la plus présentable qui soit : sur les quatre dalles,deux d'entre d'elles étaient recouvertes de poussière, et une troisième avait été pulvérisé : celle qui portait autrefois le M orange. Seul celle de l'ouest, avec le G rouge, était dans un état correct, à défaut d'être soigné.
Or, la dalle réservée au Commodore, plus connu dans le reste de la galaxie sous le nom de King Leviathan, venait de s'activer, signe que son utilisateur ne tarderait plus.
Grant s'était préparé psychologiquement. De manière général, le Commodore revenait, au mieux irrité, au pire fou de rage, de ces réunions. Mais intimement, il avait la conviction que cette fois allait être bien pire que les autres.
En voyant la tête que tirait son seigneur et maître en se matérialisant devant lui, il comprit qu'il était encore loin de la vérité. Il ne se permit pas la moindre remarque, sachant que le premier qui contrarierait d'avantage le Commodore ne verrait pas le soleil se levait le lendemain.


King (excédé) : « Je hais ce crevard de covenant. Lui et toute cette clique de dégénéré et de polisseur de châssis ! »

Grant : « Vu l'état émotionnel dans lequel vous rentré, je suppose que cette réunion c'est encore plus mal terminée que la précédente, qui était déjà pire que celle d'avant, et ainsi de suite.... »

King : « Il m'énerve tous de plus en plus. Ils sont tellement con que c'est à se demandé comment ils n'ont pas encore réussi à s'enfoncer la tête dans le cul. »

Grant : « Probablement parce qu'ils n'ont jamais essayé. Vous pourriez leur en faire la suggestion la prochaine fois. »

King : « Il n'y aura pas de prochaine fois. »

Grant (en pensée) : « Nous y voilà enfin. » puis à voix haute : « Vous avez donc prit une décision ? »

King : « J'hésite encore. Si seulement nous étions prêt. »

Grant : « Nous avançons un peu plus chaque jour. Notre capacité de production de troupes, de vaisseaux et de stations n'a cessé de s'améliorer, et nos forces grandissent un peu plus chaque jour. Ismod est déjà imprenable, et bientôt nous serons suffisamment puissant pour anéantir tous nos rivaux. »

King (s’appuie sur le rebord d'une fenêtre et contemple la cité) : « L’Alliance n'est pas un vulgaire rival qu'on peut anéantir en déployant simplement une flotte : ils nous sont technologiquement et numériquement supérieur. »

Grant : « L'Alliance n'est plus ce qu'elle était autrefois. Sans nos troupes au sol, elle n'aurait jamais pu se reconstruire aussi vite. »

King : « Mais les covenants sont de nouveaux aptes à gérer cela eux-mêmes. Ils ne sont plus aussi vulnérable, pire encore : ils ont presque récupérer leur puissance d'antan. »

Grant : « Certes, mais rien n'est perdu : les plans que nous avons volé à l'UNSC nous ont été précieux : en plus de nos propres blindés et aéronef, nous avons lancé une production en masse de nombreux véhicules humains : Mangoose, Warthog des différentes catégories, Scorpion, Mantis, Cyclope, Cobra, Wolverine, Falcon, Hornet, Grizzly, Pélican, Gremlin, Vautour, Mammoth, Longsword, Sabre et Broadsword. A cela s'ajoute les vaisseaux spatiaux que nous construisons par dizaines : frégates, corvettes, croiseurs, destroyers, transporteurs, etc.... Sans compter nos copies de l'Infinity. »

King : « Où en sont-ils, d'ailleurs, avec ces deux là ? »

Grant : « Comme vous le savez, le Black Throne, qui est aussi votre navire personnel, est totalement opérationnel, mais cela fait déjà un moment que vous avez appris à le connaître. Son frère cadet, le Black Stone, sera bientôt achevé, et pourra commencer les teste d'ici deux semaines. Peut-être plus vite encore. »

King : « C'est bien, mais c'est encore insuffisant. Les covenants agrandissent leur force chaque jour qui passe. Et il reste le problème de Tazvadu. »

Grant : « Vous persistez à croire que vous seul pouvez le battre ? »

King : « Ce n'est pas seulement une question de puissance : c'est une affaire personnelle. Il est à moi, et à moi seul..... E puis, il y a une autre raison : si je le bat en duel, tous sauront que le Commodore et Ismod auront prit la place du Corsaire et de Grande Bonté sur le trône de l'univers. Dès lors, non seulement nous aurons démontré ma puissance et celle de mes armées, mais en plus, ce sera un message envoyé à la Citadelle et ses dirigeants rouillés et sclérosés : désormais, le plus digne de les rejoindre, ce sera moi. »

Grant : « En ce cas, vous serez ravis d'apprendre que nos recherches sur le projet Oméga ont fait un bond de géant aujourd'hui même. »

King (soudain intrigué) : « Vraiment ? »

Grant : « Affirmatif : les Prêtres Mécas ont achevés la traduction des textes concernant la fabrication du Catalyseur et du Rayon Oméga. Les Mils Scientifiques disent qu'ils sont prêts à commencer la fabrication des prototypes. Ils n'attendent plus que vos ordres. »

King (franchement ravi, se frotte les mains [ce qui provoque un grincement métallique] et affiche un sourire mauvais) : Excellent ! Dans ce cas, dis leur d'entamer immédiatement les travaux. Nous n'avons pas de temps à perdre. Quand à moi, j'ai un dernier détail à régler. »

Grant (intrigué) : « Lequel ? »

King Leviathan ne répondit pas tout de suite. Il se dirigea d'abord vers la stèle, qu'il sembla observer avec attention, se baissant même pour en frotter les dalles. Puis il se releva, puis dans un mouvement lent et détendu, il échangea son avant-bras droit contre une des armes contenues dans son sac : une sorte de gros fusil noir à deux canons collés l'un à l 'autre, arborant chacun deux anneaux de lumière rouge. Il s'agissait de sa version personnelle du laser de forage, une arme-outil Droïde.
Il ne fit d'abord aucun geste. Puis un bruit semblable à celui d'une aspiration d'énergie se fit entendre provenant de l'arme. Au même moment, une lueur rougeâtre commença à émaner des deux canons, d'abord faible puis de plus ne plus intense. Lorsque cette lueur brilla à son maximum, le bruit cessa. L'arme tremblait violemment, mais le Commodore ne bougeait toujours pas. Puis il se retourna vers la stèle, pointa lentement son arme sur cette dernière, et libéra l’énergie emmagasinée dans ce dernier. La stèle fut entièrement détruite sur le coup.
Une fois cela fait, le droïde ramassa son arme, récupéra son avant-bras, puis sorti un briquet et un cigare de deux de ses sacoches blanches. Il alluma le cigare, puis ce mit à le fumer.


King (toujours cigare au bec) : « Grant, je veux que toutes les stèles des Quatre présentes dans nos colonies soient détruites, sans exception. Est-ce clair ? »

Grant : « Parfaitement, Monsieur. Je m'en charge immédiatement. »

Dès lors, le robot blanc parti, laissant seul le bot jaune qui continuait à fumer. Il s'approcha à nouveau des fenêtre de la tour, contemplant la cité. Puis il parla pour lui-même :

King : « Il sera bientôt temps pour Ismod d'entrer en guerre. »
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » lun. janv. 14, 2013 7:27 pm

Chapitre 23 : Le retour des héros.

Il ne savait pas depuis combien de temps il était endormi. Ou plutôt inconscient. Il s'en souvenait maintenant : leur débarquement dans le sanctuaire, l'arrivée du droïde et la violente démonstration de puissance dont il avait été victime.
Il n'était pas sûr qu'il était destiné à y survivre. Mais il était toujours là, ce qui était, au final, le plus important.
Il regarda autour de lui, et vit les corps inanimés de Sarmate et Kyra, qui apparemment ne s'en était pas vraiment mieux sortit. De plus, ils n'étaient pas encore réveillé.
Puis il entendit des voix émanait de derrière le rideau qui séparait la pièce où il se trouvait du reste du bâtiment. Il ne les reconnut pas tout de suite, et commença à s'inquiéter de l'endroit où ils se trouvaient, inquiétude qui s'accentua lorsqu'il s'aperçut que bien que vivant, son corps était loin d'être totalement remit d'un tel combat, information qu'il obtint en se relevant péniblement. Il parvint néanmoins à marcher sans trop de difficulté, atteignant le rideau, qu'il écarta. La pièce dans laquelle il entra lui était familière, pourtant il était persuadé de ne l'avoir jamais vu : c'était plus une question d'ambiance, d'odeur. Il était chez Kaïser.
Il ne lui fallut d'ailleurs pas longtemps pour en avoir confirmation, car il finit par apercevoir ce dernier assis dans un siège en cuir ancien, en face d'Artic Nation, qui préférait rester sur le sol. Ils étaient en pleine conversation, mais ils s’arrêtèrent dès qu'il aperçurent qu'ils n'étaient plus seul.


Artic Nation (heureux) : « Ah, te voilà ! Content de voir que tu t'es réveillé. Comment te sens tu ? »

Frenchtouch (encore engourdi) : « J'ai l'impression de m'être fait écraser par un train. »

Kaïser (plus modéré que l'ours) : « A une dizaine de tonnes prêt, c'est ça. »

Frenchtouch : « Qu'est-ce qui s'est passé ? Je veux dire, après que je sois tombé dans les pommes ? »

Kaïser : « Eh bien, Kyra et Sarmate ont tenté de résister. Comme tu as pu le constater, ça n'a pas marché. »

Frenchtouch : « On était trois, et on s'est battre si facilement. Pourtant, on a eu aucun mal à battre les troupes du sanctuaire. »

Kaïser (avec un air de reproche) : « Je vous avez dit que c'était du délire. Mais vous n'avez rien voulu écouter, comme d'habitude. Qu'est-ce que vous croyez ? Que vous réussiriez là où nous avosn échoué ? »

Frenchtouch (intrigué) : « Comment ça, où vous avez échoué ? »

Artic Nation (en pensée) : « Nous y voilà. »

Kaïser : « Ça n'a pas d'importance. Oublie donc ça. »

Frenchtouch (s'emportant soudain) : « SI ÇA EN A !! Qu'est-ce que vous nous cachez, à la fin ? Vous croyez que je ne vous ait pas entendu parler au droïde ? Je sais qu'il a dit : « Finir ce qui a été commencé. » »

Kaïser : « Tu n'étais donc pas inconscient ? »

Frenchtouch : « Pas encore. Juste incapable de bouger et de parler. »

Artic : « Je crois qu'ils ont le droit de savoir. »

Kaïser : « ….Humpf.... très bien. Mais nous allons attendre que les autres soient réveillés. »

Ils patientèrent ainsi pendant plusieurs heures. Le premier des deux autres compères à se lever fût Kyra, qui avait nettement moins souffert que le pauvre Sarmate, qui lui n'ouvrit pas les yeux avant le lendemain.
Une fois tous mit au courant de ce qui s'était passé, Kaïser les réunit pour leur raconter ce qu'ils voulaient tous savoir.


Kaïser (pensif) : « Bon, pour commencer, il nous faut revenir 7 ans en arrière, après que Protecto fut « vaincu ». Vous n'êtes pas sans savoir que le Portail fut scellé par les dirigeants de la Citadelle. »

Kyra : « Afin que jamais le Mal ne puisse jamais revenir. Tout le monde connaît cette histoire. »

Kaïser : « Certes, mais peu savent ce qu'il en est vraiment. Pour scellé le Portail, les concepteurs ont créé un verrou particulier, créer dans un matériau rare et indestructible, et alimenté par l'énergie du Ki.
Ce qu'il faut savoir également, c'est que les concepteurs savaient dès le début que Protecto finirait par retrouver sa puissance. Mais ils espéraient également que d'ici là, Odst serait revenu, ou que quelqu'un aurait fini par trouver un moyen de détruire le monstre.
Cela n'est jamais arrivé. Néanmoins, dans l'espoir que ce jour arrive, ils créèrent les Clés du Portail. Ces dernières devaient permettre de renforcer la puissance du verrou, tout en permettant de l'ouvrir si le besoin s'en faisait sentir. Les concepteurs, qui étaient au nombre de quatre, créèrent donc quatre clé, une pour chacun d'entre eux.
Ils en furent les gardiens pendant un certain temps, jusqu'au jour où leur leader finit par disparaître sans raison. Ils furent donc forcer de confier les clés à d'autre. »

Sarmate : « Pourquoi ne pas seulement remplacer celui qui a disparu ? »

Artic Nation : « Ce n'est pas aussi simple. Pour pouvoir maintenir le verrou en place, les concepteurs ont crée un cérémonielle durant lequel ils devaient prêté serment. Ce dernier impliquait que pour maintenir le verrou en parfait état, il fallait que les 4 gardiens aient tous prêté serment en même temps, sans quoi le Portail menacerait de ne plus être totalement hermétique.
Il fallut donc confier la garde des Clés à d'autre. C'est ainsi qu'apparut la seconde génération de gardien.
A leur tour ils s’acquittèrent de leur devoir. Mais il y avait une certaine tension entre eux. Ils se sont affronter et le moins puissant à finit par y perdre la vie. Dès lors, un nouveau changement de gardien eu lieu, et c'est ainsi qu'apparut la troisième génération.
De tous les gardiens, ceux-ci furent ceux qui s’acquittèrent de leur devoir avec le plus d'efficacité.
La période de paix qui en résulta dura 2 ans. Puis un jour, les Clés furent volés, par des êtres plus puissants encore que les gardiens, mais qui n'étaient ni des héros, ni des partisans de Protecto. »

Frenchtouch (intrigué) : « Qui donc pouvait avoir la puissance nécessaire pour battre les gardiens ? »

Kaïser : « Il n'y avait que très peu d'individus qui correspondaient à ce genre de description. Seul un petit nombre avait suffisamment d'ambition pour vouloir les Clés. Seul quatre d'entre eux eurent le cran de passer à l'action. »

Kyra (sombre, a comprit la situation) : "Les Quatre. »

Kaïser : « A l'époque, les gardiens n'ont pas prit la menace au sérieux. Leur chef fut pourtant contacter par Tazvadu en personne. Mais il n'a pas voulu en prendre compte, trop sûr de ses propres forces. Aucun d'entre eux d'ailleurs ne s'est vraiment méfié. »

Sarmate : « Pourquoi Taz s'est-il présenté ? »

Artic Nation : « Pour leur lancer un ultimatum : il prétendait que si les gardiens ne lui cédait pas les Clés, ils le payeraient cher. Ils n'ont rien voulu entendre. Ils en ont payé le prix. »

Frenchtouch : « Qui étaient les gardiens de l'époque ? »

Artic Nation : « Deux ont disparus après ces événements. Quand aux deux autres.... »

Kyra (soupçonneux) : « Qui étaient-ce ? »

Kaïser (regarde un regard plein de regret vers Artic Nation, qui lui fixe le sol, avant de répondre d'une voix faible) : « Nous deux. »

Sarmate et Frenchtouch (après plusieurs secondes de silence, choqués) : « ….. QUOI ??? »

Kaïser : « Nous étions devenus arrogant avec le temps. Aucun d'entre nous n'a prit ces menaces au sérieux, moi encore moins que les autres. J'aurais pourtant dû. »

Kyra : « Pourquoi ? »

Kaïser : « Parce que c'était moi le chef des gardiens de l'époque. C'est donc naturellement que Taz est venu à moi. »

Artic Nation : « Plus tard, un de nos proches a reçu une vision : cette dernière indiquait que nous serions mêlés à un violent affrontement. »

Sarmate : « Qui était les deux autres gardiens ? »

Kaïser : « Un Legkgolo du nom de Lanix, et un troll appelé Averroës. »

Artic Nation : « Voyant que l'on ne les prenait pas au sérieux, les Quatre ont commencé à s'en prendre à nos proches, attaquer nos partisans, et détruit certains de nos repères. »

Kyra : « D'après ce que j'ai cru comprendre, ils auraient volé les Clés une nuit, dans le plus grand secret. Mais on dit que l'un d'entre eux a failli échouer, et qu'il a abattu un proche du gardien dont il était venu prendre la Clé. »

Kaïser : « Non. C'était en pleine journée. Il pleuvait ce jour là. Furieux nous les avons défié quelque part sur un monde isolé, dans un combat à 4 contre 4. C'est la première fois que nous les rencontrions tous ensemble : un Grand Ancien, un Droïde, un Ange et un Sangheili.
Chacun d'entre nous en a affronté un : Artic a défié Motfcu, Lanix et son frère -celui qui a eu la vision- ont affronté King, Averroës devait de charger de Vesper et moi de Taz . Ce fut un désastre : ils nous ont écrasé les uns après les autres. »

Artic Nation (faussement amusé) : « J'ai honte de l'avouer, mais j'ai étais le premier à céder. Puis se fut au tour d'Averroës, et après de Lanix. Kaïser fut le dernier debout. »

Kyra : « Vous n'avez jamais cherché à réclamer justice ? »

Kaïser : « A quoi bon ? Nous avons été anéanti : Mot a aspiré une grande partie de la puissance d'Artic, Averroës a disparu, Lanix a vu son frère être tué sous ses yeux avant de manquer de succomber à son tour, et j'ai moi-même était vaincu. Mais alors qu'ils s’apprêtaient à nous achever, Taz à retenu leur bras. Puis ils sont partit, sans rien dire ou faire de plus. »

Sarmate : « Pourquoi voulait-il les Clés ? Ils avaient sans doute un objectif, non ? Et vu qu'ils n'ont pas ouvert le Portail.... »

Artic Nation : « Oui, mais on ne l'a découvert que bien plus tard : ils ne voulaient pas ouvrir le Portail, mais faire pression. »

Frenchtouch : « Su qui ? »

Kaïser : « Sur les fondateurs et les héros : les Quatre voulaient bâtir un grand empire commun qui s'étendraient loin au-delà de l'espace connu, et qui impliquait les mondes sous protection de la Citadelle. Ils ont prévenus les fondateurs que si ils tentaient quoique ce soit contre eux, ils ouvriraient le Portail. »

Kyra : « Personne n'a rien fait ? »

Artic : « Il y a bien eu quelque individus qui ont tenté leur chance : des membres de la Citadelle, des loups solitaires et même des serviteurs de Nova, le dernier grand partisan de Protecto encore en activité. Tous ont échoué. »

Kaïser : « Mais nos dirigeants n'ont rien tenté. Ils ont conclu un accord : tant que les Quatre conserverais en sécurité, ils ne feraient rien qui puissent leur nuire. »
Kyra : « Et rien n'a changé depuis ? »

Artic Nation : « Non. Même les serviteurs de Protecto ont préféré abandonné, attendant un moment plus propice. Rien ne s'est présenté depuis. Du moins, jusqu’à votre petite aventure de l'autre jour. »

Sarmate : « De quoi parles tu ? »

Kaïser : « Les Quatre sont au bord de la rupture, plus qu'ils ne l'ont jamais été. On parle même de guerre : d'immenses armées se réunissent ça et là. Sur Ismod, le monde capital de l'Empire Mils, Leviathan réunit ses légions : des centaines de milliers de Mils et une flotte colossale sont en construction. Les Covenants eux aussi se préparent. Les deux camps seront bientôt prêt : il ne leur faudra dès lors plus qu'un prétexte. Et je ne vous parle pas des autres faction qui n'attendent que ça pour pouvoir récolter la part du lion laissée par ces deux là. »

Artic : « C'est aussi l'occasion rêvée pour quiconque voudrait s'emparer des Clés de faire un carton. Le risque est grand qu'elles ne viennent à tomber entre de très mauvaise mains : celle de Nova, par exemple. »

Kaïser : « C'est pourquoi nous devons agir. Et c'est là que vous intervenez. »

Kyra, Sarmate et Frenchtouch (en même temps) : « Nous ? »

Artic Nation : « Oui, vous. »

Sarmate : « Mais pourquoi ? »

Kaïser : « Nous ne pouvons plus les affronter nous mêmes : nous ne sommes plus que deux, et ne sommes plus que l'ombre de ce que nous étions. Les Quatre eux, sont au summum de leur puissance. Enfin pour ce qu'on en sait. »

Kyra : « Mais c'est du suicide : un seul d'entre eux à suffit à nous terrasser, alors affronter les 4. »

Kaïser : « C'est parce qu'aucun d'entre vous n'était prêt. Il va d'abord falloir vous entraînez. Et je sais comment. »

Artic : « Mais avant ça, il faut que vous trouviez un quatrième membre à votre groupe. »

Frenchtouch : « Un quatrième ? Qui ? »

Kaïser : « Je pense connaître un individu prometteur : il est arrivé récemment, mais d'après mes informateurs, il possède un certain potentiel. Trouvez le, et ramenez le ici, que nous puissions commencer votre entraînement. »

Kyra : « Pourquoi un autre ? »

Kaïser : « Il doit toujours y avoir un gardien pour chaque Clé. Il y a 4 Clés, vous devez donc être 4. »

Sarmate : « Ouais d'accord, mais c'est qui ce gars-là ? »

Artic : « Vous pouvez pas le rater : d'après ce qu'on sait, c'est un gros robot militaire gris qui traîne dans le quartier forerunner. On l'appelle.... Epsilon Commander. »
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Re: Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » sam. janv. 26, 2013 5:15 pm

Chapitre 24 : L'échiquier se met en place : Les Covenants et les Mils, un abcès sur le point d'éclater.

Elle fut le siège du pouvoir d'une des plus grandes puissances de notre temps. Son nom sonne comme désolation pour l'humanité, mais sa splendeur est un phare éclairant ses fils sur le sentier de l'éternité.
Grande Bonté, splendeur du Covenant. Blessé, humilié, annihilée. Et aujourd'hui ressuscitée.
Et au cœur de cette dernière, dans une partie de la cité réservée aux dirigeants....
TazVadu n'était pas un Sangheili à s'alerter pour rien. D'autant que de la part des Mils, ce n'était pas une première : ces derniers n'en faisaient généralement qu'à leur tête, sauf si bien sûr leur présence dans l'Armada Covenant était requise.
Depuis quelques jours, de nombreux rapports en provenance des différents mondes et flottes de l'Alliance expliquaient que les Mils semblaient déserter plus ou moins massivement leurs postes, laissant parfois les autres forces en présence démuni en cas d'affrontement, au point qu'il fallut effectuer l'envoi de renfort à de nombreuses reprises. Lorsque les officiers Covenants avaient exigés des explications, ils n'en avaient obtenu aucune.
Que les Mils partent sans raison et sans prévenir personne, ce n'était pas une première. En revanche, qu'ils le fassent tous au même moment, c'était nouveau. Et cela ne présageait rien de bon, d'autant que tous les bots convergeaient au même endroit : le système d'Atôr, dans le nuage d'Agôn. Ce même système dans lequel se situait Ismod, capitale de l'Empire Mil.
Même un imbécile en aurait rapidement déduit que le Commodore préparait un grand coup. Et le fait que personne au sein de l'Alliance ne savait de quoi il s'agissait en disait long sur les intentions de King leviathan.
Il préparait un mauvais coup. Et cela était intolérable.
TazVadu avait d'abord songé à ordonner la mise en place d'une réunion de crise et à exiger des explications de son insupportable collègue, mais il avait renoncé aux deux : la première parce qu'il n'avait de preuve pour défendre ce qu'il avançait, la seconde parce qu'il connaissait déjà la réponse : « Tu sais où tu peux te les carrer, tes explications ? »
Intolérable.
Ses pensées furent interrompu par Moloc. En tant que second plus haut gradé de la Légion de l'Alliance, c'était à lui de prendre des décisions en cas d'absence de la part de son supérieur.


Moloc : « Mon seigneur, j'ai les rapports que vous m'avez demandé. »

TazVadu : « Eh bien, où en est la situation ? »

Moloc : « Pour tout vous dire, elle n'est pas bonne : comme vous le savez sûrement déjà, les Mils ont massivement quitté leur poste dans la plupart de nos territoires. Inutile de vous dire que cela n'ait pas pour plaire à nos troupes au sol. »

Évidemment qu'il le savait !

Moloc : « Ils ont même déserté le système d'Abraxas, où nos affrontements avec les Norscas sont particulièrement intense. »

Cela en revanche il l'ignorait.

TazVadu (contrarié) : « Maudits tas de ferraille ! Comment osent-ils nous délaisser ainsi ? »

Phoe : « Ce sont des lâches et des traîtres. Ce n'est pas la première fois qu'ils nous délaissent ainsi. »

Moloc : « Des lâches non : c'est une notion trop abstraite pour eux. Il est vrai en revanche que ce n'est pas la première fois qu'ils nous laissent en plan. Mais à une telle échelle, c'est une première. »

Phoe : « Cela ne rend pas leurs crimes moins grave : insubordination, désertion, désobéissance, abandon de poste.... On raconte même que la troupe postée sur Ohlma a subi des pertes en tentant de les arrêter. »

TazVadu : « Moloc a raison, il se passe quelque chose. Mais quoi ? »

Moloc : « Peut-être est-ce une façon de protester suite à votre dernière.... entrevue avec Leviathan ? »

TazVadu : « Une protestation ? Allons, soyons sérieux : cet imbécile ne sait même pas ce que ça veut dire. Non, c'est autre chose. Quelque chose de bien plus gros. »

Phoe : « Une rébellion ? Allons, il n'oserait pas aller jusqu'à là. »

Voix inconnue : « Et pourquoi pas ? »

Tous sortirent instinctivement leurs épées énergétique. Ils étaient censé être seuls dans cette pièce. Alors qui venait de parler ? Et où se cachait-il ?
Soudain, une silhouette surgit lentement d'un coin d'ombre. Aussi grand qu'un Sangheili, l'individu portait une veste à capuche beige qui recouvrait la totalité de son corps. Sous sa capuche se trouvait un gouffre noir comme le néant, d'où n'émanait qu'une odeur nauséabonde et une paire d'yeux luisants , aux bords jaunis et couverts de vaisseaux sanguins apparents. Ces pupilles, minuscules par ailleurs, avait une aspect vaguement reptilien.

L'individu avança lentement, d'une démarche tranquille, comme si la présence de guerrier en arme ne l'intimidait nullement. Mais alors qu'il s'avançait vers TazVadu, Moloc se plaça devant lui et planta la pointe de sa lame à quelques centimètres de son visage .


Moloc (menaçant) : « Qui que tu sois, ton voyage s'arrête ici ! »

Inconnu (calme, amusé même) : « Allons, je ne veux de mal à personne. Cela dit, un conseil : si tu veux vivre vieux, ne pointe jamais d'arme sur moi. »

Moloc (furieux) : Comment oses... »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase : son interlocuteur saisit soudainement la lame de l'épée énergétique de sa main gauche, nue. Cette dernière, massive, était recouverte d'un gant métallique de couleur argentée, sur lequel était gravé d'étrange symbole, franchement sinistre, par-ailleurs.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, l'épée n'eut absolument aucun effet sur ce dernier. Pire encore : la lame semblait vacillé, se vidait de son énergie. Puis il finit par s'éteindre. Quand Moloc tenta de la rallumer, celle-ci ne réagit pas et resta inerte.

Inconnu : « La prochaine fois, fais preuve d'un peu plus de sagesse. »

Moloc ne daigna pas répondre, se contentant de lui lancer un regard plein d'amertume mêlée à du mépris et de l'incompréhension. Les deux autres baissèrent leur lames, comprenant qu'elles ne leurs serviraient à rien.

TazVadu (intrigué mais méfiant) : « Qui est tu étranger, et que me veux tu ? »

Inconnu : « Mon nom n'a aucune importance. Sache simplement que de là d'où je viens, on m'appelle Augure. Quand a ta deuxième question sache que je ne te veux aucun mal. »

Taz : « Voilà qui est difficile à croire de la part d'un individu qui vient à moi en se entrant dans une réunion de crise où il n'est pas invité. Surtout quand on sait qu'il peut tenir et éteindre une épée à énergie à main nue, ou presque. »

Augure : « Ce n'est là que l'un de mes nombreux talent, guère plus qu'un vulgaire tour de passe-passe. Mais ce n'est pas pour ça, que je suis là. »

Taz : « Vraiment ? Eh bien, je t'en prie, exprime toi. »

Augure : « Comme tu le sais déjà, les Mils se retirent sur leur monde. Mais ce que vous ignorez, c'est que c'est pas un signe de protestation, ni même une rébellion. Ce que Prépare Leviathan, c'est une guerre. Une guerre totale. »

Moloc : « Fadaise ! Les Mils n'ont aucun intérêt à nous trahir de la sorte. »

Phoe : « Quand bien même ce serait le cas, ils ne disposent pas des moyens de nous défier : ils n'ont qu'une flotte réduite et une armée de terre certes puissante mais inférieur en taille et en technologie à leur disposition. Leviathan n'est pas vraiment une lumière, mais je ne le crois pas idiot au point de commettre une telle folie. »

Augure : « En ce cas, il semble que votre réseau d'espion mériterait un sérieux coup de balai : cela fait des mois qu'Ismod dispose d'un vaste réseau de station orbitale du même modèle que celle de l'UNSC, ainsi que des stations stellaires de facture Mils. Ces derniers ont réussi à récupérer les plans des blindés, aéronefs et vaisseaux de l'UNSC, et les produisent en masse, de même que de nouvelles troupes. A l'heure où je vous parle, d'immenses légions se regroupent sur la planète. Bientôt, Ismod sera totalement imprenable. Ce n'est qu'une question de temps. »

Phoe : « Comment une chose pareille est-elle possible ? Les Mils n'ont pas les ressources nécessaires pour financer une opération de cette envergure ! Je n'en crois pas un mot. »

Augure : « L’Empire Mil n'est pas une démocratie libérale, mais une dictature militaire avec un soupçon de technocratie : ce dont les Mils ont besoin, ils le prennent, sans se poser de question. Et mieux vaut ne pas les contrarier. »

Taz (intrigué) : « Dis moi, Augure : comment peux tu savoir tout cela, alors que mes propres espions n'ont rien détecté de tel ? »

Aurgure (amusé) : « Comment dire ? Disons que nous avons tous nos petit secret. Et l'homme qui travaille pour moi sur Ismod à toute ma confiance. »

Moloc : « A quel point ? »

Aurgure : « Disons qu'il m'est très cher. D'une certaine façon, c'est comme si je l'avais.... dans la peau. »

Pendant ce temps, sur Ismod.....
Ils étaient tous là : le Commodore et les plus hauts gradés de l'Empire. Lui était assis au bout de la longue table rectangulaire métallique (comme quasiment tout le mobilier à Chimère, d'ailleurs), du côté opposé à la porte. Juste à sa droite flotté Grant, l'administrateur de la cité, insupportable sphère blanche.
Comme d'habitude, il ne pouvait s’empêcher de jacqueter.


Grant : « …. la bonne nouvelle c'est que nous avons réparé la panne des machines de l'usine Zéta147, ce qui fait que nous pouvons relancer la production des blindés à son maximum. La mauvaise, c'est que nous avons prit beaucoup de retard sur le planning, et que nous ne serons pas forcément prêt à temps. »

Omicron : « Nous savions qu'il y aurait quelques menus problèmes. Ne faisons pas un drame d'un vulgaire incident. Nous serons prêt. »

De tout les soldats de l'Empire, Omicron était celui en qui King Leviathan avait le plus de respect. Il n'était d'ailleurs pas son second pour rien.
En lui-même, Omicron n'était pas beaucoup plus impressionnant que le Commodore : Mesurant à peine 1m67, soit 7cm de plus qu'un Mil de type Grunt, il était cependant beaucoup plus « charpenté » : des épaules larges et massives, un poitrail imposant, des bras larges comme des troncs d'arbre, de grosses mains à quatre doigts se terminant tous en pointe, de courtes mais robustes jambes, et une tête semblant dépassant à peine de ses épaules. Son visage n'était constitué que deux caméras protégés par des filtres lumineux rouges, et dont l'aspect un peu primitif et dénué d'émotion avait de quoi effrayé. Le tout peint en noir et rouge, excepté la partie supérieure du crâne, d'un jaune clair détonnant avec le reste.
Bien qu'il ne possédait, comme quasiment tous les bots de la galaxie, pas de Ki, Omicron n'avait rien à envier à bon nombre de maître de cet art : il avait été conçu comme une arme de destruction massive intelligente et virtuellement indestructible. Ses bras et son torse contenait nombre d'arme toutes plus dévastatrices les unes que les autres, et de nombreux outils à but variés. A cela s'ajoutait une force titanesque, capable d'en imposer aux Mils de classe Titan, déjà eux même plus fort des Lekgolos. Le tout était dirigé par une intelligence froide, dénué d'émotion, et capable de concevoir des stratégies complexes en quelque dixième de secondes. Cela faisait d'Omicron un être capable d'affronter et de vaincre des adversaires possédant des Ki allant jusqu'à 12000 unités, soit de belles bêtes.
Il en imposait à tout les Mils, et forçait le respect de son chef.


Grant : « Je ne suis pas aussi optimiste : ce retard, aussi insignifiant soit-il, peut bouleverser. Tôt ou tard, les Covenants finiront par se douter de quelque chose, et si notre armée n'est pas totalement prête, nous courrons droit au désastre. »

King : « Les Covenants ne sont pas prêts. Il leur faudra déjà du temps pour se remettre de notre « désertion », comme ils doivent déjà l’appeler. »

Omicron : « Je pense d’ailleurs que ce n'était pas une bonne idée : après un coup pareil, ils voudront qu'on leur rende des comptes. Peut-être même viendront-ils jusqu'ici. Leur tirer dessus ne me semblent pas être une option raisonnable. »

Grant : « Je crois rêver. Non en fait, je cauchemarde ! Rien que l'idée que le fait qu'on puisse y penser défi mes pires craintes. »

King : « Si tu n'es pas content, rien ne t'obliges à rester là. »

Grant : « Pour avoir la surprise de voir qu'une fois encore, vous avez tout foutu en l'air parce que vous n'en avez fait qu'à votre tête ? Alors là, buvez de l'eau ! »

Le reste de l'assemblée (choqué) : « RHOOOOOO !!! »

King : « Tu m'énerves Grant. »

Grant : « Tant mieux ! C'est la preuve que je fais bien mon travail. »

King : « Grmbl.... bon revenons en à nos boulons. »

Omicron : « Pour moi, la question importante est : une fois prêt -et en supposant que rien ne vienne plus contrarier nos plans- que fait-on ? On laisse les Covenants attaquer Ismod, ou on prend l'initiative ? »

King : « Je sais pas. On est pas habitué à affronter des adversaires de ce genre sur leur propre terrain de prédilection : ils ont beaucoup plus de moyen et d'expérience que nous sur les affrontement hors atmosphère. Ce sera difficile, voir impossible de s'approcher de Grande Bonté. »

Grant : « Sans compter que la station possède ses propres défense, qui ne sont non plus à négliger . Cela dit, les Covenants n'ont pas l'habitude d'être les attaqués, et ils n'aiment pas se battre en position défensive, ce qui compense notre handicap. »

Omicron : « Le problème est le même si nous restons en position de défense : Ismod est entouré de centaines de vaisseaux et de stations orbitales et stellaires. N'importe quelle flotte qui tenterait un passage serait pulvérisé avant d'avoir pût distinguer Chimère de l'espace. »

King : « Il ne s'agit pas de n'importe quelle flotte : c'est du Covenant qu'on parle : leur armement est conçu pour la destruction, et leur bouclier sont robustes. Ils sont taillés pour l'attaque. »

Omicron : « Ce n'est pas la première fois qu'ils attaqueraient Ismod, souvenez vous : la dernière fois, ils n'étaient qu'à deux doigts d'une victoire à la Pyrrhus. »

Grant : « Mais une victoire quand-même. Si nous n'avions pas accepté de négocier, Ismod serait non plus un désert de sable, mais de cendres. »

King : « Nous sommes bien plus fort aujourd'hui qu'à l'époque. Et nous savons à quoi nous attendre. »

Grant : « Eux aussi.... »

Omicron : « Il nous faut prendre une décision : la guerre aura lieu de toute manière : autant prendre la solution qui nous donne l'avantage : restons sur la défensive. C'est notre meilleure option. »

Grant : « Attendez, il n'y a aucun moyen de revenir en arrière ? Vous ne leur avez pas encore déclaré la guerre. Il n'est pas trop tard. »

Inconnu : « Quand il s'agit de guerre, le remord n'a pas sa place.....Mais cela tu le sais déjà, n'est ce pas.... Leviathan ?  »

Avant même d'avoir vu le propriétaire de cette voix lugubre, tous les bots présent avaient sortit leurs armes, à part Grant qui n'en possédaient pas. Mais sa connexion permanente avec le réseau de défense de la cité lui permit d'activé les tourelles de défense de la salle, des Mils de Classe Sentinelle type 2.

King (d'une voix forte) : « Qui que tu sois, montre toi, que je t'offre une mort rapide. »

Inconnu : « Allons, je ne te veux nul mal. Après tout, nous sommes entre gentleman. »

Grant (surprit) : « Entre gentleman ?....Pfrr...PffffhahahAHAHAHAHAHAHA !!!!! »

Suivant Grant dans son fou rire, les autre membres de l'état major se mirent eux aussi à éclater de rire, y comprit King Leviathan. Seul Omicron ne riait pas, non parce qu'il n'avait pas saisi l'ironie de la remarque, mais parce qu'il ne pouvait pas rire, ce qui selon certain était très bien ainsi : sa voix était déjà tellement inhumaine, même selon les critères Mils, alors l'idée de l'entendre se gausser.

King (reprenant son sérieux) : « Haaa.... non sérieusement : qui es-tu, et qu'est ce que tu veux ? »

Inconnu : « Mon nom n'a pas d'importance : sache juste qu'on m'appelle....l'Augure. »

Grant : « C'est très imagé comme pseudonyme. »

Augure : « Oui, j'aime bien annoncé directement la couleur. »

King : « Tout ça me dit toujours pas ce que tu me veux. »

Il dévisagea l'intrus : Grand et massif, au moins autant qu'un Sangheili, habillé avec une veste à capuche d'un brun clair mais sale qui recouvrait tout son corps. De son visage, on ne voyait rien : même face à la lumière, on ne voyait sous as capuche qu'un gouffre noir d'où n'émanait qu'une parie d'yeux luisants aux bord jaunis et arborant de multiples vaisseaux éclatés, le tout cernant deux pupilles minuscules d'aspect reptilien.

Augure : « Je suis venu 'avertir : ton ennemi est au courant de tes intentions. Il se prépare à attaquer ton monde. »

Cette révélation jeta un froid parmi l'assemblée. Grant et Omicron se tournèrent l'un vers l'autre, comme si ils avaient besoin d'entendre cette phrase répétée par le vocodeur de l'autre pour y croire.
Le Commodore quant à lui, semblait fort sceptique.


King (sarcastique) : « Vraiment ? Et comment le sais tu ? Je ne me rappelle pas avoir vu quelque part ton nom dans les petits papier du poulpe en chef. »

Augure : « J'ai un agent de confiance là-bas : c'est le meilleur agent de renseignement et d'espionnage qui soit. Et crois moi quand je te dis que je m'y connais. »

King : « Mouais.... mais ça me dit pas pourquoi tu viens me voir. »

Augure : « De grands bouleversement approche. Le galaxie va changer à jamais. Il est temps que quelqu'un de digne vienne à en revendiquer le contrôle.... »

Sur Grande Bonté....

Augure : « …..et je pense que tu en es le plus digne. »

TazVadu : « Vraiment ? Pourquoi moi ? »

Augure : « Oh mais c'est très simple : ça se voit dans tes yeux, tu es destiné à régner,.... »

Sur Ismod...

Augure : « …... tous dans la galaxie le savent. Ils ont peur de toi. Mais il y en a un qui te résiste. Et d'autre..... »

Sur Grande Bonté....

Augure : « ….. qui viendront bientôt réclamer ton pouvoir. »

King et Taz : « Qui ? »

Augure (les deux) : « Tu le sauras quand ils viendront à toi. Car n'en doute pas : ils viendront. »

King et Taz : « Je serais prêt! »

Augures : « Oh mais je n'en doute pas. Mais prend garde, car ton plus grand rival n'attend qu'une occasion de te défier, de te voler le pouvoir qui te revient de droit. Tu sais de qui je parle, bien sûr. »

King : « Le poulpe en armure..... »

Taz : « Le nain en acier.... »

King et Taz (d'une voix forte et déterminé) : « Je le briserais ! »

Augure de Grande Bonté :  « Va à lui. Détruis ce déchet. Prouve lui la puissance des Covenants, les vrais élus des Forerunners ! Détruis-le ! Détruis-les tous ! »

Augure d'Ismod : « Laisse le venir . Montre à ce rat qui tu es. Fais lui contempler la supériorité des Mils, les glorieux élus de Sovereign ! « Massacre-le ! Massacre-les ! »

King : « Omicron ! »

Taz : « Moloc ! »

Omicron : « Commandant ? »

Moloc : « Seigneur ? »

King et Taz : « Rassemble toutes nos forces ! Dit à nous troupes et nos vaisseaux de se préparer à la guerre. Demain, nous serons victorieux ! »

Omicron : « A vos ordres, Commodore ! »

Moloc : « Comme il vous plaira, Amiral. »

King et Taz (déterminé) : « Je le briserais. Puis je prendrais ce qui me revient de droit ! L'UNIVERS..... EST A MOI !!!!! »

Alors, l'Augure sourit, dévoilant des dents d'une blancheur immaculée, mais une dentition constituée uniquement de canine. Son plan était en marche. Bientôt, tout serait prêt......
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Re: [E/F] Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » lun. avr. 22, 2013 7:35 pm

Chapitre 25 : Les choses s’accélèrent : de trois vers quatre, des Quatre vers un seul.


Cela faisait désormais deux jours que Sarmate, Frenchtouch et Kyra fouillait la Citadelle à la recherche du quatrième larron qui devait les rejoindre dans leur quête, par ailleurs assez mal partie. En dépit des instructions pourtant claires de Kaïser, la fine équipe vint à se perdre dans les méandres labyrinthiques du quartier Forerunner, provoquant par la même occasion un nombre indéfini de plaintes, deux prises de bec, une grosse baston, trois crises de nerfs, un Ragequit et une sévère engueulade avec le scénariste (qui tient à vous rappeler que pour les réclamations, vous pouvez toujours allez vous brosser).

Puis, le matin du troisième jour....

Sarmate : « J'en ai marre..... »

Kyra : « On le sait ! Tu nous as dit la même chose y'a moins de 10 minutes. »

Frenchtouch : « Il est immense, ce mec ! On finira bien par le trouver. »

Sarmate : « T'as dit la même chose y'a moins de 3 minutes, et ça fait trois heures que tu nous la répètes en boucle. »

Frenchtouch : « Oui, ben j'essaie d'être positif, ce qui est déjà pas évident avec vous deux. »

Sarmate : « On n'a pas besoin que tu nous remontes le moral, on a besoin que tu nous aides à chercher, grande perche ! »

Frenchtouch (irrité) : « J'ai pas de leçon à recevoir d'un nain avec un radar intégré qui sait même pas s'en servir ! »

Sarmate (furieux) : « J't'emmerde, gros sac à mains libidineux !! »

Frenchtouch : (idem) « VA TE FAIRE VOIR, SAM'GRATTE !! »

Sarmate : « JE T'INTERDIS DE M’APPELER COMME ÇA !!! »

Kyra : « LA FERME !! Je crois qu'on a repéré notre objectif. »

Mettant un terme à leur énième prise de bec, Sarmate et Frenchtouch se postèrent derrière le mur d'un bâtiment pour observer leur potentiel futur allié.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que Kaïser n'avait pas menti tant qu'au proportion du robot : même de loin, il était clair qu'il était immense, plus encore que Frenchtouch, qui en imposait déjà à la majorité des habitants de la citadelle croisés jusqu'alors. Massif, pesant sans doute dans les 2 à 3 tonnes, il semblait forcé de se déplacer uniquement dans les rues larges, les ruelles semblant l'incommoder. En dépit de la foule qui se bousculait dans les rues, il était impossible de le rater.
Ils le suivirent ainsi pendant près d'une demi-heure. Cependant, quelque chose clochait. Le colosse de métal ne semblait pas avoir de but spécifique, car il errait sans cesse sans avoir l'air de chercher quelque chose. Se pouvait-il qu'il se sente suivi ? Impossible ! Kyra avait utilisé ses pouvoirs de sorte à dissimuler le trio chaque fois que le besoin s'en était fait sentir.
Le bot finit par emprunter une ruelle sombre. Sarmate y passa le premier..... avant d'être saisi au casque par une main colossal et d'être soulevé du sol. Le robot les avait attendu, et avait saisi l'occasion de les surprendre.


Espilon : « Qui es-tu ? Que me veux-tu ? Je n'aime pas qu'on me suive. »

Sarmate tenta vainement de se dégager, le colosse étant doté d'une puissance surpassant largement celle d'un humain normalement conçu. Par chance, Frenchtouch fit irruption dans l'impasse, et frappa le colosse au torse avec suffisamment de force pour le déséquilibrer, ce qui lui fit lâcher prise. Néanmoins, le bot récupéra rapidement ses esprits, et riposta quasi-immédiatement d'un coup de poing monumental sur l'homme-lézard qui esquiva de justesse. Le bot atteignit le mur à sa gauche, perforant celui-ci.
Rapidement, Frenchtouch lança un nouvel assaut, enchaînant de violents coups de poings. Mais le bot, bien que reculant sous les attaques, ne semblait pas plus en souffrir que ça. Puis, lassé d'être sur la défensive, il riposta d'un monstrueux revers de la main, que Frenchtouch parvint à parer en partie grâce à une de ses masses. Mais il ressentit tout de même la puissance du choc.


Frenchtouch (encore endolori) : « Il tape dur, le gros! »

Sarmate : « On l'aura jamais à l'usure. C'est un bot, il est infatigable ; pas nous ! »

Kyra : « Je vous rappelle également qu'on est là pour le ramener à Kaïser comme allié, pas en pièces détachées. »

Sarmate : « Quelque chose me dit qu'il va être dur à convaincre. »

Frenchtouch (déterminé, tape de la masse dans sa main gauche) : « T’inquiètes pas, chez nous, on à l'habitude de négocier à la hache. »

Se faisant, l'Homme-lézard chargea son colossal adversaire, lequel ne fit même pas mine de tenter l'esquive. A la place, il ramena son avant-bras gauche vers lui.... avant d'en faire sortir un énorme canon laser.

Epsilon : « Tu me fais perdre mon temps, lézard. Rends toi et part, ou je t’offrirai une mort rapide. »

Frenchtouch : « TU PARLES TROP !! »

Epsilon (solennel) : « Qu'il en soit donc ainsi. »

Alors, il ouvrit le feu, tirant trois grosses orbes jaunes que Frenchtouch parvint à esquiver. Puis, arrivé à portée de masse, il frappa de toutes ses forces. Mais son adversaire, plus rapide qu'il ne l'aurait dû vu sa taille, parvint à placer son avant-bras droit devant lui, puis en fit sortir une sorte de bouclier métallique lourd et épais. Puis le coup intercepté, il désarma Frenchtouch d'un revers de ce même bouclier, avant de tenter de lui asséner un monstrueux direct du gauche. L’Homme-lézard s'empara de celui-ci, le bloquant dans sa main droite, et riposta avec sa main gauche, qui fut elle aussi interceptée. Les deux adversaires se retrouvèrent ainsi à la fois prisonniers et geôliers l'un de l'autre, coincés dans une épreuve de force telle que le sol craquela sous l'effet de leur puissance musculaire (et mécanique pour le bot) et de leur poids. Ni l'un ni l'autre ne voulait lâcher, et il ne cessait de se le démontrer, Frenchtouch révélant son effroyable dentition de carnassier en émettant un grognement de colère et de frustration, Epsilon en changeant en rouge écarlate la couleur de ses filtres optiques et en produisant un son étrange, sorte de grincement métallique.

Le duel s'éternisa lorsque Kyra vint à séparer les deux colosses d'un coup d'épée en direction de leur bras, forçant les deux colosses à s'écarter. Mais avant que le bot ait pu tenter quoique ce soit d'autre, l'escrimeur plaça la pointe de sa lame juste sous l'endroit qui devait servir de gorge au colosse métallique. Celui-ci demeura dès lors immobile, par peur du faux geste.


Kyra (calme mais déterminé) : « Un seul geste, et ta tête finit sur le sol. »

Epsilon : « Et qu'est-ce qui te fait croire que tu as la moindre chance d'y parvenir ? »

Kyra : « Je ne pense pas tu resterais dans cette position si tu pouvais t'en sortir. »

Epsilon : « Touché....Eh bien ? Qu'attends-tu donc pour m'achever ? Que je te supplies ? Je te préviens, ce n'est pas mon genre. »

Sarmate (apaisant) : « On ne te veut aucun mal, on veut juste discuter. »

Epsilon : « Vous avez une curieuse façon d'engager la conversation, tous les trois. »

Frenchtouch : « C'est quand-même toi qui as frappé le premier. »

Epsilon (ironique) : « Arrête mon pauvre chou, si je pouvais, j'en pleurerais. »

Kyra : « Bon, restons sérieux deux minutes. On a une offre à te proposer. »

Epsilon : « J'ai rien demandé. »

Kyra : « Non, mais je crois pas que tu sois en position de déposer une réclamation. »

Epsilon : « ….. Bon, c'est quoi ta proposition ? »

Sarmate : « Je pense qu'il serait plus sage de laisser Kaïser tout lui expliquer. Il s'y prendra mieux que nous. »

Kyra (baissant son arme) : « Soit.... si tu veux bien nous suivre. »

Epsilon : « C'est pas vraiment comme si j'avais le choix. Je vous suis. »

Frenchtouch : « Je t'ai à l’œil. »

Epsilon (ironique): « Arrêtes, tu me fais peur. »

Sur ce, ils se mirent tous les quatre en route, empruntant le chemin le plus rapide pour rejoindre le repère du Sangheili, non sans devoir gérer certaines tensions provoquées par la présence du colosse robotique.
Lorsqu'ils arrivèrent à destination, ils tombèrent sur un Kaïser en pleine conversation avec Artic Nation.

Kaïser : « …. rumeurs sont fondées, alors c'est la catastrophe. Je n'arrive pas à croire qu'ils se soient montrés assez stupides pour lever leurs armées aussi vite, c'est vraiment n'importe quoi. »

Artic : « Pour l'instant, on est sûr de rien. On a eu vent que de petites escarmouches sans réelle conséquence, ni même objectif. Il est même possible qu'il n'y est aucun véritable but dans tout ça. A vrai dire, ce n'est pas la première fois que ces imbéciles en viennent aux mains. »

Kaïser : « Au point de rassembler la totalité de leurs forces sur des objectifs stratégiques ? Non, cette fois, ils vont y aller pour de bon, et ils vont pas tarder à le faire. »

Artic Nation : « Je ne vois pas en quoi ça pose problème : si le conflit éclate vraiment, les Quatre seront trop occupés pour voir venir le danger d'ailleurs que d'eux-mêmes. C'est l'occasion rêvée pour pour les jeunes de tenter leur chance, ils en auront pas de meilleure. »

Kaïser : « Ils ne sont pas prêts et tu le sais. Même divisés, les Quatre n'en restent pas moins de véritable machine de guerre : si on envoie les gamins trop tôt, on court au désastre, voir au massacre : le vainqueur n'oubliera pas un coup en traître pareil, et voudra se venger. »

Artic : « Aucun des Quatre n'est assez cinglé pour monter un coup pareil : la Citadelle est imprenable, le passé l'a déjà démontré à plusieurs reprises. Même des adversaires plus forts s'y sont cassés les dents. »

Kaïser : « A l'époque du Zitiweb, il y avait bien plus de guerriers dans nos rangs. Aujourd’hui, la muraille sert tout juste d'écran de fumée, elle ne tiendra pas face à une armée régulière. Mais tu as en partie raison : Vesper et Mot ne sont pas assez fous pour tenter un coup pareil, mais King et Taz eux, n'hésiteront pas longtemps. »

Artic : « Ils n'oseront pas. Il y a encore de grandes forces dans la Citadelle, même si elles sont endormies. »

Kaïser : « C'est vrai, mais ça ne change rien : quiconque posséderait les quatre Clés du Portail se verrait conférer une puissance phénoménale. Taz le sait, c'est pour cela qu'il a reconstruit le Covenant depuis tout ce temps. Tant qu'à King, j'ignore s'il le sait, mais s'il s'empare de cette puissance, il ne tardera pas à comprendre ce qu'il pourra en faire. »

Artic : « S'ils veulent vraiment s'emparer de la Citadelle, pourquoi ne pas faire cause commune. »

Kaïser : « Le pouvoir ne se partage pas, même entre individus qui s'apprécient. Or, ils se détestent.
En nous battant, les Quatre ont prouvé qu'ils étaient une force avec laquelle il faudrait compter. Mais ce n'étais qu'un avertissement : il faut maintenant que l'un d'eux s'impose sur les autres pour prouver sa puissance et celle de son armée. Maintenant, au moins deux d'entre eux sont prêts pour cette guerre, et je soupçonne que Mot prépare quelque chose en secret, même si je ne peux pas l'affirmer. »

Artic : « Et Vesper ? »

Kaïser : « Il a toujours été pacifiste. Dès le début, il s'est mis hors-jeu tout seul. Il n'a pas les velléités et ambitions guerrières de ses pairs, et quand bien même ce serait le cas, il est trop tard pour lui. Sa seule option est de laisser les autres s’entre tuer, et espérer que le vainqueur soit suffisamment affaibli pour être facilement achevé.
Le véritable élément perturbateur, c'est Mot : qu'est-ce qu'il prépare ? Quel est son rôle dans ce conflit ? Va t-il seulement y prendre part ? »

Artic : « En ce cas, ce n'est pas l'occasion rêvée pour intervenir, laisser les gosses tenter leur chance ? »

Kaïser : « C'est vrai, je comptais profiter du conflit pour les y envoyer, mais les choses ont évolué trop vite. Ils ne sont pas prêts, et d'ici à ce qu'ils le soient, il sera trop tard. »
Artic : « Alors on fait quoi ? On peut pas rester là sans rien faire. »

Kaïser : « Non effectivement.... j'ai bien une autre solution, mais c'est risquée... (puis, il aperçu le quatuor) Ah, enfin, vous y êtes parvenus. Bienvenu, Epsilon. Je t'aurais bien préparé un pot d'accueil, mais le temps joue contre nous. »

Kyra : « Des nouvelles ? »

Kaïser : « Oui, et pas des bonnes. Les choses ont évolué plus vite que prévu. Trop vite ! Il va falloir accélérer votre entrainement. »

Sarmate : « Comment ? »

Artic : « En théorie, la maîtrise complète d'un Ki nécessite plusieurs années d'entraînement. Rien que pour la base, il faut plusieurs mois. On a pas tout ce temps. »

Kaïser : « On va donc utiliser une veille technique d'apprentissage spéciale, comme ça vous apprendrez l'essentiel en quelques jours au lieu de plusieurs mois. Ce n'est pas sans risque, mais on a plus le choix. »

Frenchtouch (moyennement convaincu) : « Super.... on commence quand ? »

Kaïser : « Dès que j'aurai briefé le nouveau. »
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Re: [E/F] Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » lun. avr. 22, 2013 8:38 pm

Chapitre 26 : Un plan qui se met en marche, une vision d'un probable avenir.

Kaïser (en entrant dans une salle sombre, s'arrête devant une porte dorée) : « Bon, écoutez-moi bien parce que je vais pas le répéter deux fois : la situation est grave, mais curieusement, c'est aussi le meilleur moyen de tirer notre épingle du jeu : jamais les Quatre ne seront jamais aussi vulnérables que durant la guerre qui se profile. C'est l'occasion ou jamais de frapper un grand coup. Mais le problème, c'est que VOUS n’êtes pas prêts. Vous n'avez ni la puissance, ni la maîtrise du Ki suffisante pour vous lancer dans ce combat. Or, on n'a pas non plus le temps de vous entraîner avec les méthodes classiques. Mais heureusement, on a une alternative. La salle qui se trouve derrière cette porte est très particulière : le temps ne s'y écoule pas de la même manière que dans notre monde ; où il se passe un jour chez nous, il se déroule deux mois là-dedans. »

Sarmate (éberlué) : « Deux mois ? Mais comment c'est possible ? »

Kaïser : « J'en sais rien. Le peu de personne qui connaissent l'existence de cet endroit n'ont jamais su de quoi il en retournait. Y'en a qui dise que c'est d'origine Forerunner, comme le reste. D'autre pense que ça date d'il y a encore plus longtemps. Mais c'est pas important. L'important, c'est qu'avec ça, vous aurez une chance de battre les Quatre. »

Frenchtouch (enthousiaste) : « WAOUH !!! On va leur démâter la tronche à ces enfoirés ! »

Kaïser : « Chante pas victoire trop vite, mon gars. J'ai dit que vous auriez une chance, pas que vous alliez les lattés comme s'ils étaient fait en beurre. Même avec ça, il est plus que probable qu'au moins la moitié d'entre vous se prenne une tannée sévère, alors te chauffe pas trop avant même d'y être. »

Kyra : « Combien de temps on a pour se préparer ? »

Kaïser : « Pas des masses, j'en ai peur : pour l'instant, nos ennemis se contentent de voir à quoi ils doivent s'attendre les uns des autres, mais d'ici peu, ils vont sévèrement s'avoiner la tronche. Vous aurez pas plus d'une semaine terrestre pour vous préparer. En espérant que ce soit suffisant. »

Artic : « Une fois là-dedans, il faudra vous entraîner à fond, quitte à vous fracasser mutuellement. Une fois que vous aurez acquis suffisamment de puissance, on perfectionnera un peu la technique. Ensuite, vous devriez être prêt pour une sortie. »

Frenchtouch : « Ben qu'est-ce qu'on attend alors ? On y va ? »

Artic : « Bien parlé, petit. »

Kaïser : « C'est partit. »

Au même moment....

Si elles étaient finalement assez peu nombreuses, les colonies de VesperHubris avaient toutes deux points en commun : fertiles et prospère, elles baignaient toutes dans une sorte de lumière ambiante qui semblait venir d'ailleurs que des étoiles autour desquelles elles orbitaient.

Pourtant, si le temps était radieux aujourd'hui encore, l'humeur de l'Archange était tout autre. La situation de crise qui plombait l'avenir de la galaxie n'était franchement pas pour lui plaire, bien au contraire. En tant que diplomate et pacifiste, il avait toujours espéré maintenir un semblant de paix et d'entente cordiale, à défaut d'être chaleureuse, entre les Quatre. Mais c'était oublié que les fauves ne comprennent que la force, et que les guerriers ne négocient les traités de paix qu'à la hache, et ne les signent que lorsque l'un d'entre eux est mort.
Au final, tout ceci paraissait logique : après tout, ni le Corsaire ni le Commodore n'avait jamais caché ni leur mépris mutuel, ni leurs ambitions respectives. En revanche, il n'avait jamais envisagé qu'ils puissent en arriver à la confrontation aussi vite. Quoique pour l'instant, les petites escarmouches entre Covenants et Mils semblaient n'avoir pour seul but que de jauger l'adversaire. Mais le vrai conflit arriverait tôt ou tard. C'était inévitable.
Au-delà de cette simple idée, quelque chose d'autre le mettait encore plus mal à l'aise : des visions de cauchemar ne cessaient de hanter ses trop peu nombreuses heures de sommeil. A chaque fois, il y voyait la même chose : deux armées en guerre, se battant au dessus d'une planète recouverte de sable, et à proximité de laquelle flottait un astéroïde de taille phénoménale, mais qui ne ressemblait à aucun autre. Cet astéroïde était Grande Bonté, il le savait. Quand à la planète, c'était sans aucun doute Ismod. De multiples explosions se voyaient à perte de vue.
Puis survenait un changement de décors : il se retrouvait au sol, sur un autre monde qui lui paraissait étrangement familier, à ceci prêt que le paysage était chaotique : un véritable champ de bataille, mais il n'y avait pas d'armée, seulement deux combattants dotés de puissances phénoménales, à tel point qu'elles en étaient palpables, même en rêve. Étrangement, ces deux monstres aux proportions titanesques avaient quelque chose de vaguement familier, mais leurs tailles et leur apparences étranges ne collaient pas. Leur combat se déroulait devant une cité en ruine -non, plutôt une forteresse géante- et en proie aux flammes, dont la plus haute tour était si immense qu'on aurait pu la voir à 4 jours de marche. La Citadelle.
Puis un nouveau changement de décors. Cette fois, il se retrouvait dans une plaine calme mais morne, où ne poussait aucune plante et que le soleil ne baignait jamais de sa lumière. Il se tenait devant une construction qui n'avait rien d'humaine, mais qu'il reconnut immédiatement comme étant le Portail Sombre. Il était ouvert. Et alors qu'il voulait fuir, son regard semblait être aspiré dans le gouffre noir et mauve qui s'étendait devant lui. Tout n'y était que ténèbres, ombres et mort. Et au bout de de tunnel infernal, se tenait une silhouette d'apparence humaine, recroquevillée sur elle-même. Mais semblant s'apercevoir de sa présence, la chose levait la tête, et son regard croisa le sien. Alors il sut. La chose, c'était Lui, le monstre que tous craignait plus que tout au monde.

VesperHubris avait longtemps cherché à comprendre ce que tout cela signifiait, même s'il était persuadé de déjà en savoir trop. Mais il devait savoir. Il fallait savoir. Et il n'y avait qu'un seul individu digne de confiance qui pouvait l'y aider.

Un ange entra dans la salle.


Ange : « Seigneur, votre invité demande audience. »

Vesper : « Bien. Fais le entrer. »

Le garde ouvrit donc la grande porte, mais avant qu'il ait pu prononcer un mot, une grade mare d'un liquide noir comme le jais fit irruption dans la pièce. Puis, une fois arrivé au-centre de la pièce, elle commença à s’amasser et se redresser, prenant peu à peu la forme d'une entité vaguement humanoïde, à ceci prêt qu'une paire d'ailes de dragon se dégageait de son dos, et que sa tête ressemblait à un céphalopode.

Vesper : « Tu as toujours aimé te faire remarquer, pas vrai mon vieil ami ? »

Motfcu (finissant de prendre forme) : « Je passe mon temps seul, reclus dans les profondeurs de ma cité à longueur de temps. Il est donc normal que je profite de mes rares sorties pour faire une entrée théâtrale. »

Vesper (au garde) : « Laisse nous. »

Ange (hésitant) : « O-oui, seigneur. »

Puis il partit, laissant les deux comparse seul à seul.

Mot : « C'est encore ce rêve ? »

Vesper : « Toujours le même, systématiquement. C'est insupportable. »

Mot : « Tu crois que c'est une vision du futur. »

Vesper : « J'aimerais que non, mais je suis persuadais que c'est le cas...... les Grands Anciens n'en ont-ils jamais ? »

Mot : « La capacité de voir au-delà des frontières du temps est un don -ou une malédiction- propre à certains dieux, démons et mortels. Certains de mes pairs ont également cette capacité. Il existait même un ordre de devins et prédicateurs qui se sont rendus célèbre par l'exactitude de leurs visions, il y a de cela des millénaires. Mais il s'est dissous de lui-même il y a bien longtemps. »

Vesper : « Pourquoi ? »

Mot : « La capacité de voir l'avenir est une chose que les mortels ont du mal à supporter : cela leur rappelle trop à quel point ils sont vulnérables face à ce qui les dépassent, à quelques exceptions prêts. Tant qu'aux immortels, ils s'en désintéressent : la plupart sont déjà trop vieux et blasés pour s'intéresser à ce qu'ils considèrent comme un éternel recommencement. Cela dit, quelques uns continuent encore à regarder, et je gage qu'ils pourraient voir la même chose que toi. »

Vesper : « C'est donc inévitable ? »

Mot : « La guerre, oui. Pour ce qui est du reste, je pense qu'il vaudrait mieux voir cela comme une sorte d'avertissement, au cas où à ce que nous échouions. »

Vesper : « Échouer à quoi ? »

Mot : « A son retour. Car la dernière partie de ta vision est claire : Protecto cherche à revenir, et cette guerre pourrait bien être l'opportunité qu'attendent ses disciples depuis si longtemps. Car cette guerre aura lieu, ta vision l'a montrée »

Vesper : « Les disciples de Protecto encore en vie sont peu nombreux, et trop faibles pour nous défier. »

Mot : « C'est vrai, mais n'oublie pas que certains, comme Nova, sont suffisamment puissants pour représenter une sérieuse menace. »

Vesper : « …. Si il est toujours en vie, ce qui est loin d'être prouvé. »

Mot : « N'est pas mort ce qui à jamais dort... »

Vesper : « ….Et avec le temps peut mourir même la Mort. Mais Nova n'est pas Cthulu. »

Mot : « Encore heureux. Cela dit, il reste quand-même une menace qu'il ne faut pas négliger. De même que les deux monstres de ta vision. D'ailleurs, as tu réussi à les identifier ? »

Vesper : « Toujours pas, à mon grand regret. Pourtant je suis sûr de les connaître, mais à chaque fois que je suis sûr le point de comprendre, la peur m'empêche de m'en souvenir. »

Mot : « Hum, c'est embêtant. »

Vesper (frustré, exaspéré) : « A quoi peuvent donc me servir ces visions si je ne sais pas quoi en tirer ? »

Mot : « L'ordre des Prêcheurs -celui dont je t'ai parlé tout à l'heure- était partagé sur la question. Sa branche immortelle pensait que c'était une sorte de fable de la création, un récit immuable et en perpétuelle reproduction de lui-même. La branche mortelle elle, pensait que c'était une clé pour empêcher des événements néfaste de se dérouler. Le temps n'a pas permis de les départager. »

Vesper : « Tout part de cette guerre. Si elle n'a pas lieu, on pourra encore empêcher la catastrophe d'arriver. »

Mot : « Tu l'as dit toi même, les guerriers ne négocient qu'à la hache. Ces imbéciles bornés et bouffi d'orgueil et de rancœur de Taz et King sont trop têtus pour faire machine arrière, surtout pour un rêve. L'un n'écoute que les visions qui l'arrangent, l'autre va juste qu'à nier leur existence. »

Vesper : « Alors que faire ? »

Mot : « Si quelqu'un veut réellement ramener Protecto dans notre univers, il n'a que deux options : créer un autre portail -ce qui est impossible- ou récupérer les Clés de celui-ci.
En un sens, cette guerre est effectivement une opportunité à ne pas manquer : Taz et King en guerre, ils seront moins aptes à repérer une menace cachée dans l'ombre, concentrés qu'il seront sur celle qui leur fera face. Et quand bien une des deux armées viendrait à prendre l'avantage, le conflit ne s’achèvera réellement que lorsqu'un des deux reposera mort aux pieds de l'autre. Il est plus que probable que Taz l'emporte dans ce duel, mais il sera tellement affaibli que le reste de puissance qu'il aura conservé ne suffira jamais à le défendre contre des adeptes de Protecto en nombre et déterminés. Pas plus que le semblant d'armée qu'il récupérera à la fin du conflit.
Cela dit, même en récupérant deux Clés, les adeptes de Protecto devront encore nous affronter tous les deux. Et je n'ai pas l'intention de perdre ma puissance dans cette guerre stupide. »

Vesper : « S'ils te laissent le choix : l'un comme l'autre, Taz et King viendront à nous, pour nous demander notre soutien. Et si nous refusons, même aux deux, ils seront l'un comme l'autre persuadés que nous avons rejoints l'autre camp, et feront de nous des cibles. »

Mot : « Quand bien même nous soutiendrions l'un des deux, nous deviendrions des cibles, même pour notre allié : le pouvoir ne se partage pas, on le savait déjà. »

Vesper : « Que faire, alors ? »

Mot : « En ce qui me concerne, je rentre chez moi pour préparer ma défense : R'lyeh n'est ni Ismod ni Grande Bonté, mais il n'en reste pas moins qu'aucun de ceux qui ont tentés d'y entrer sans y avoir été invité n'en est ressortit vivant pour en parler, et j'ai bien l'intention de faire en sorte que ça continue. A ta place, je rappellerais les membres de ta Garde Céleste et tes généraux de la garde des Enfers, ne serait-ce que pour t'assurer un minimum de sécurité. »

Vesper : « Crois tu vraiment que tout ceci est inévitable ? »

Mot (pensif) : « …. Seul l'avenir nous le dira. »
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King Leviathan
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Re: [E/F] Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » ven. mai 03, 2013 6:51 pm

Chapitre 27 : De l'étincelle à l'incendie : le feu mit aux poudres.


Planète Surna, système de Salstrim, nuage d'Havoc.

De la cendre. De la cendre et des ruines. Voilà tout ce qu'il restait de la fière cité qui s'était tenue là à peine quelques heures auparavant. Et c'était loin d'être la seule trace du désastre qui rongeait sa planète depuis maintenant deux semaines. Un désastre que ni lui, Skarnir, ni ses camarades ne pouvaient enrayer.

Les premiers à débarquer furent les Covenants. Au début, personne n'avait rien remarqué. C'est que les extraterrestres pouvaient se montrer fort discret quand ils s'en donnaient la peine. Pendant les premiers jours, ils ne firent que tranquillement installer leurs bases et campements. Mais quand enfin ils furent découverts, il était déjà trop tard : l'invasion était lancée. Les Surniens n'avaient jamais entretenu d'armée digne de ce nom : trop coûteux et contre-productif, surtout pour une espèce qui n'avait jamais eu à se plaindre de ce genre de problème. Du coup, quand les Covenants avaient commencé à prendre possession de la planète, les rares forces armées que les Surniens avaient pu mettre en branle étaient constituées d'agents de sécurité et de volontaires, les uns mal préparés, les autre pas du tout. Une victoire facile pour les envahisseurs. Du moins au début.
Car après 5 jours à progresser sans problème et à anéantir ville après ville, les Covenants avaient arrêté net leur propre progression, et s'étaient placés en position défensive. Personne n'avait compris pourquoi. Mais la lumière s'était imposée d'elle même.
Contrairement aux Covenants, qui avaient pris leur temps, les Mils ne s'étaient pas privés d'effecteur une entrée aussi remarquable que percutante. Ils avaient débarqué carrément en pleine ville non conquise, et anéanti toutes opposition dans cette dernière, avant de lancer leur assaut sur toutes cités et territoires non-conquis par les Covenants.

Puis au bout de quatre jours, même les Mils s'étaient arrêtés, montant leur défense dans leur territoire. Depuis, la planète était divisée en deux camps : les deux plus gros (de taille à peu près identique) arboraient l'un, l'emblème Covenant (un mystérieux symbole blanc sur fond rouge), l'autre, le drapeau Mil (un M bleu foncé taillé en pointe dessiné sur un pentagone en forme de profil de diamant blanc, le tout sur fond noir). Le reste consistait en une bande de terre servant de zone démilitarisée entre les deux camps.

Curieusement, les opposants ne s'étaient pas encore entre-tués, et ne semblaient pas décidés à le faire, en dépit des deux flottes gravitant autour de la planète. Les dirigeants Surniens espéraient pouvoir en profiter pour imposer une paix durable au moins sur la planète, ne serait-ce que pour éviter d'autres désastres frappant la population exilée. C'est dans ce but que des négociations furent proposés aux chefs des deux groupes. Qui, non sans réticence, avaient fini par accepter.

Et voilà comment il en était arrivée là. Skarnir n'était à la base qu'un modeste bourgmestre, dirigeant d'une modeste ville. Le simple fait qu'ils furent conviés, lui et une demi-douzaine d'autres politiciens de grade plus ou moins proche, à assister l'Archimestre Dhelâghan, était une preuve de la situation désastreuse de son peuple. Une situation qu'il devait à tout prix éviter d'empirer.

Dhelâghan : « Vous semblez nerveux Skarnir. Mal à l'aise. »

Skarnir (quittant ses pensées) : « Hum ?... Oh pardon. Je repensais à tout ce qui nous a conduit à cette situation. »

Dhelâghan : « Affligeant n'est-ce pas ? Penser qu'en dépit de tout les efforts de nos ancêtres pour éviter un conflit, voilà que c'est le conflit qui vient à nous, alors que nous sommes incapables d'y faire face. »

Skarnir : « Y a t-il encore un espoir de sauver notre monde ? »

Dhelâghan (sombre, pensif) : « …..Je l'ignore. Tout dépendra de la bonne volonté de nos hôtes. »

Skarnir : « A ce qui se raconte, il ne s'apprécie pas des masses. »

Dhelâghan : « Et vous êtes loin de vous doutez à quel point c'est vrai. Mais ils ont tout de même acceptés de parlementer, ce qui est déjà un bon signe en soit. »

Ils furent interrompus par un garde.

Garde : « Archimestre ! On nous signale que le Phantom de la délégation Covenante est arrivée, et que la navette Mil est presque arrivée à destination. »

Dhelâghan : « Bien. Faites entrer la délégation Covenant. »

L'officier dépêché par les Covenants était un Dévot Sangheili du nom de Khol' Surnam. Il avait la réputation d'être un individu moyennement belliciste et franchement sénile, soit ce qui se trouvait de mieux en matière de diplomate chez les Covenants locaux. Il était accompagné par deux gardes d'honneur, tradition perpétuée malgré la chute des Prophétes des années plus tôt.
L'ambassadeur Mil -dont la délégation venait d'arriver- était un Grunt violet du nom de Vrass, réputé être une sorte de flemmard planqué et lâche qui n'avait pour seul mérite que d'avoir vécu assez longtemps pour obtenir son grade d'officier. Cela dit, il était moins bête qu'il en avait l'air, et prêt à accomplir toute mission où il était persuadé que sa vie n'était pas en danger. Il était accompagné par deux Gardes Mils.


Dhelâghan : « Bienvenue, chers ambassadeurs. Soyez remerciés d'avoir acceptés cette offre de négociation. Nous osons espérer que vous saurez faire preuve de patience, de courtoisie et de.... »

Vrass (se grattant le châssis) : « Ouais ouais, abrégez.... »

Skarnir : « Ça commence mal.... »

Khol : « Pfff ! Ces Mils, toujours aussi irrespectueux. »

Vrass : « Appelle les flics, si t'es pas content ! »

Il s'esclaffa, se tournant vers les deux Gardes qui l'accompagnaient, mais aucun d'entre eux ne fit mine de s'amuser d'une aussi piètre remarque. En revanche, une fois que Vrass se retourna vers le reste du concile, ils échangèrent un regard, qui si il était aussi froid et inexpressif que d'habitude, semblait les mettre d'accord sur ce qui devait être une réprobation silencieuse.
De fait, bien que les Mils n'est pas une hiérarchie raciale comme chez les Covenants, il était tout de même rare qu'un Grunt vienne à devenir le supérieur des autres classes. En général, ça ne posait pas de problème particulier, mais on prétendait que beaucoup de monde avait râlé sur Ismod quand le Commodore avait accordé le grade de capitaine à Vrass, qui ne s'était distingué par rien d'autre que par un instinct de survie poussé à l'extrême.
Le vieux Khol n'était guère mieux : si dans sa jeunesse, il avait prouvé se valeur à de multiples reprises, l'âge ne l'avait nullement épargné, à tel point qu'on allait jusqu'à prétendre (surtout chez ses congénères) que la Mort aurait dû s'être emparée de lui il y a déjà longtemps.

« Des fantômes. Ce ne sont que des fantômes. Leurs supérieurs les ont envoyés ici parce qu'ils ne croient pas en la paix, et que si ça tourne mal, ces deux là ne manqueront à personne. » Un constat amer que Skarnir se garda bien de rappeler à haute voix.


Dhelâghan (apaisant) : « Allons messieurs, je vous en prie. Les négociations n'ont même pas commencé que nous en sommes déjà à en venir aux noms d'oiseaux. Un peu de calme je vous prie. »

Khol (aussi ferme qu'il le puisse) : « Il n'y a rien à négocier. Nous sommes les premiers arrivés. Les Mils n'ont rien à faire ici. »

Vrass : « Pas plus que vous ! Surna est situé à proximité du système d'Hectalion, qui nous appartient. Vous violez notre frontière en vous installant ici. »

Khol : « Comment osez-vous ? Ismod et ses colonies sont des mondes Covenants ! Ce ne sont pas vos frontières. Il n'y a même pas lieu de parler de frontière. Vous n'êtes que des traîtres ! »

Vrass : « Et vous des abrutis ! Ismod était déjà sous contrôle Mil que vous en étiez encore à en recoller les morceaux. Vous n'avez aucune légitimité sur nos mondes, pas plus que sur cette planète. »

Dhelâghan : « MESSIEURS !! Vous vous oubliez ! Nous sommes ici pour négocier un cessez-le-feu, pas pour nous disputer sur les raisons qui ont provoqué cette guerre. »

Skarnir : « D'autant que Surna appartient encore à son peuple. »

Vrass : « Plus pour très longtemps. »

Khol : « Que cette planète soit ou non la vôtre n'est pas la question. Vous l'avez déjà perdu, même si vous refusez de l'admettre. »

Vrass : « On ne mérite de posséder que ce qu'on est apte à défendre. Vous vous êtes fait démolir en l'espace de moins d'une semaine. Vous ne méritez pas cette planète. Cela dit, nous autres Mils n'avons pas l'intention de vous déposséder de vos maisons. Tout ce que nous voulons, c'est que vous prêtiez allégeance à l'Empire Mil comme nation conquise. »

Khol (agacé) : « Vous prenez vos fantasmes pour des réalités, Mil. Vous n'avez conquis qu'une moitié de planète. Et encore a t-il fallu qu'on vous mâche le travail. C'est à nous que Surna devrait revenir. »

Dhelâghan (interrompant Vrass avant qu'il ne réponde) : « Messieurs, de grâce ne remuons pas le couteau dans la plaie. Nous pourrions tous tirer avantage de cette situation. »

Khol : « A quoi pensez vous ? »

Dhelâghan : « Il est clair que nous autres Surniens ne pouvons plus combattre. Tant qu'a vous autres, vous ne parviendrez pas à conquérir la planète dans sa totalité sans effusions de sang.... et d'huile. »

Skarnir : « Il n'est dans l'intérêt de personne que ce conflit ne dégénère. D'autant que si la situation vient à exploser ici, la puissance des armées de vos maîtres respectif risquent de plonger la galaxie dans le chaos et la destruction. »

Dhelâghan : « C'est pourquoi nous proposons un cessez-le-feu dont voici les conditions : les territoires conquis par les deux camps restent en leur possessions, ainsi que tout ce qui s'y trouvent. Les deux camps s'engagent à mettre un terme aux affrontements. La frontière entre les deux camps servira de zone démilitarisée, et sera sous contrôle Surnien, pour éviter tout débordement. »

Vrass : « Rien de nouveau sous le soleil, quoi.... »

Khol : « C'est un peu léger, comme propositions. Vous n'avez déjà plus les moyens de garantir votre propre sécurité, comment pourriez-vous empêcher le conflit de reprendre de plus belle ? »

Dhelâghan : « C'est vrai, nous ne pouvons pas le faire. Mais je gage que vous saisissez qu'il est dans notre intérêt à tous de ne pas laisser le conflit s'enliser. »

Vrass (se frotte les mains, apparemment satisfait): « Bon, après tout pourquoi pas ? Je marche ! »

Skarnir : « Évidemment que tu marches, trop fier que tu es d'avoir quelque chose à rapporter à ton maître sans même avoir besoin de risquer ta carcasse métallique. »

Khol : « Bon, très bien. Je ne suis pas sûr que votre plan soit parfait, mais comme nous en avons pas de meilleur, j'accepte. »

Dhelâghan (ravi) : « Merveilleux ! J'espère que la signature de cet accord apportera enfin la paix entre vos deux nations. »

Voix : « Malheureusement, je crains que ce soit impossible. »

Dhelâghan (surprit) : « Qui a parlé ? Qui êtes vous ? »

Soudain, les lumières de la pièce s'éteignirent, et un rire profond et sinistre se fit entendre. Alors que les différents occupants de la pièce cherchaient l'origine de ce rire, une masse liquide d'un noir de jais commença à émerger du sol, s'amassant sur elle même jusqu'à prendre peu à peu la forme d'une silhouette humanoïde de grande taille.

A la fin de sa transformation, la chose prit la forme d'un être humanoïde aussi grand que les Sangheilis présents. Portant une paire de bottes cloutées noire et une ample veste à capuche beige qui recouvrait la totalité de son corps, on ne voyait de son visage caché par le gouffre noir formé par sa capuche que ses yeux aux bords jaunis et aux vaisseaux sanguins apparents.

Dhelâghan (colérique) : « Qui êtes vous ? Comment osez-vous interrompre ce conseil ? »

Inconnu : « Mon nom n'a pas d'importance. Tant qu'à ma présence ici, elle est évidente : je suis la pour vous tuer.

Vrass et Khol (de concert et à haute voix) : « GARDES !! TUER CE RAT !!!!! »

Aussitôt, les deux grands Mils rouges et les deux Sangheilis en armure dorée se jetèrent sur l'intrus. Sans d'abord faire mine de bouger, le colosse esquiva finalement la quadruple charge d'un simple pas de côté, exécuté avec une élégance digne d'un danseur, et une vitesse qui n'aurait pas dû être donnée à un individu de sa taille. Une fois son esquive achevée, il se retourna en direction du quatuor qui venait tout juste de s'apercevoir qu'il avait raté son coup. Les quatre guerriers se retournèrent de concert, et se préparèrent à un nouvel assaut. Seulement cette fois, seul deux d'entre eux, un des Gardes Mils et un des gardes d'honneur Sangheili chargèrent, les deux autres se tenant en retrait, prêt à tirer avec leurs armes respectives. Mais avant que les deux premiers ne soient à portée de frappe, l'inconnu se défit de sa veste, exception faite de son capuchon, alors que le reste flottait dans son dos comme une cape. Son geste révéla une armure recouvrant la totalité gauche de son torse et ses jambes. Sur son immense épaulières, ses genouillères et son avant bras étaient sculptés des crânes de mort et de démons, alors que le reste de son armure était couvert de runes noires flamboyantes d'aspect démoniaques. La moitié droite de son abdomen, de sa poitrine et l'intégralité de son bras droit musculeux et décharné à la fois étaient entièrement nus, sans aucune protection. Sa peau était d'un blanc pâme et maladif, couverte de marques runique faites au fer rouge, et d'où se dégageaient à la fois des lueurs et des volutes de vapeur vertes pâles. Au centre de son torse battait un organe à découvert qui évoquait un cœur.
Au moment où la lame du Garde allait le scier en deux dans le sens de la hauteur, il pencha la tête vers la droite et intercepta le coup avec son énorme main gantée gauche. Arès quoi il attrapa le bras d'épée du Sangheili qui l'attaquait. Alors que le premier tentait vainement de dégager son arme en dépit de sa propre force, le colosse brisa la hampe de cette dernière, récupéra la partie armée, et s'en servit pour pulvériser le crâne de l'élite qu'il avait immobilisé de sa main droite. Une fois cela fait, il prit l'épée à énergie du mort et s'en servit pour couper le Garde en deux, dans le sens de la largeur cette fois.
Les deux autres guerriers échangèrent un regard. Ayant comprit qu'ils ne l'emporteraient pas au corps à corps, ils se mirent à canarder l'ennemi de loin, l'un avec son blaster à dispersion, l'autre avec un fusil plasma.
Loin d'être effrayé par les tirs qui s'approchaient de lui, le colosse fit apparaître dans sa main droite une faux couverte de runes et de gravures similaires à celles de son armure, mais de couleur vert pâle. Puis il s'approcha lentement de ses deux ennemis, qui commencèrent à paniquer. Puis comprenant qu'ils n'avaient plus le choix, ils s’approchèrent de l'intrus, préparant leur arme de mêlée. Mais alors qu'ils avaient lancé deux coups complètement différents -celui du garde d'honneur était un coup haut vertical, et celui du garde un coup droit horizontal- le colosse intercepta les deux en un seul coup, désarmant les deux guerriers du même coup. Puis il se servit de l'épée à énergie de l'élite pour décapiter le Garde, dont la conception lui permettait tout de même de survivre à se genre d'attaque. Mais au moins ne pouvait-il plus voir son adversaire. L'intrus en profita pour assommer le Sangheili d'une baffe monumentale, et de lui hacher le torse en deux d'un coup de la lance à trois lames du Garde. Celui-là périt sur le coup, mais il n'eut pas le temps d'atteindre le sol que son meurtrier saisit le Garde à l'épaule de sa main gauche, lui infligeant une telle force qu'il n'eut aucun mal à le faire se baisser, puis à plonger sa main droite dans le trou laissé par la tête de ce dernier. Quand elle ressortit du corps du garde, se fut avec une pleine poignée de circuits de et câbles arrachés, dont la perte mit fin à l'existence du robot, qu'il laissa s'écrouler au sol.
Une fois le combat fini, il se tourna vers les diplomates qui, reprenant tout juste leurs esprits, comprirent que c'était leur tour. Dans un vent de panique, tous ou presque se jetèrent sur les portes automatisées, mais qui refusaient de s'ouvrir. Ils furent tués en peu de temps, les uns suppliant leur bourreau de les épargner en sortant différents arguments auquel il ne prêta même pas attention, les autres en tentant de démolir la lourde porte métallique à coup de chaise, d'épaule ou d'ongles. Leur mort n'en fut pas moins preste.
Seul Khol et Vrass opposèrent un semblant de résistance, mais le premier n'était plus aussi dangereux que dans sa jeunesse, et le second trop faible et lâche pour représenter une menace sérieuse. Cependant, leur meurtrier prit le plus grand soin de les tuer via les armes des gardes de l'autre délégation, Vrass avec un coup d'épée à énergie, Khol avec un tir de blaster.
Une fois le carnage finit, le bourreau fit disparaître sa faux. Mais il ne partit pas tout de suite. Il se dirigea vers le centre de la pièce, au niveau d'une des rares tables encore intact. Il souleva cette dernière et l'envoya bouler, découvrant un Skarnir blessé et terrorisé, à côté duquel reposait le corps sans vie du vieux Dhelâghan.
Il saisit Skarnir par le col de sa main gauche, mais ne le tua pas.


Inconnu : « Quel est ton nom, Surnien ? »

Skarnir (haletant) : « Je me.... nomme Skarnir. Je suis..... l'un des assistants... de maître.... Dhelâghan. »

Inconnu : « Eh bien Skarnir, dis-moi : as-tu peur de la mort? »

Skarnir (terrifié) : « Oh pitié non...... Je ne veux pas mourir !!! »

Inconnu : « Tu as tord d'avoir peur. La mort n'est pas une punition. Il y a des châtiments bien pire que cela. »

Skarnir (en larmes) : « Je vous en supplie.... je ne vaux pas la peine d'être tué. »

Inconnu : « Mais je n'en doute pas une seconde. En fait je ne vais pas te tuer. Je vais même te faire un cadeau. Je vais t'accorder la vie éternelle. Et pour me remercier, tu vas me servir. »

Skarnir (trop heureux de s'en sortir à si bon compte) : « ..Oh oui... Oui, mon seigneur.... je ferai tout ce que vous voudrez ! »

Inconnu : « Comme c'est généreux de ta part. Mais vois-tu, je suis quelqu'un de méfiant, et je ne laisse jamais rien au hasard. Aussi, je vais m'assurer que tu ne sois pas tenté de me trahir. »

Skarnir : « Jamais je ne ferais cela ! »

Inconnu : « Oh mais une fois que j'aurai absorbé ton âme et fait de toi mon esclave, je n'en douterai plus une seconde. »

Skarnir (paniqué) : « Qu-quoi ?!! Non ! NON !!! PITIÉ !!!! »

Mais il était déjà trop tard : le colosse se mit à rire, d'abord légèrement, puis de plus en plus fort, alors que Skarnir hurlait de désespoir et de terreur. Puis le meurtrier plongea sa main droite, dont les runes brillaient plus intensément que jamais, dans l'abdomen de Skarnir. Mais au lieu de le déchiqueter, elle se contenta de lui passer au travers. Puis elle en ressortit, tenant une sorte de forme translucide et vaporeuse. Alors, Skarnir comprit qu'il contemplait sa propre âme, et avec elle sa fin.
Une fois le Surnien privé de son âme, le bourreau dévora cette dernière. Puis une fois qu'il eut savouré cette dernière, il se mit à expirer une vapeur noire de sa gueule, qui entra dans la bouche du corps sans vie du malheureux diplomate. Puis le tueur lâcha enfin prise.
Alors l'impensable se produisit : le pauvre Surnien se releva lentement, puis une fois debout, attendit.


Inconnu : « Qui est tu ? »

Skarnir (d'une voix dénuée de toute émotion) : « Je suis un esclave au service de mon maître. »

Inconnu : « Et qui est ton maître ? »

Skarnir : « Vous, Seigneur. »

Inconnu : « Bien. Alors voici ton premier ordre. »

Alors le colosse expliqua ce qu'il attendait de son nouveau serviteur. Une fois qu'il eut fini, il s'adressa à nouveau à celui-ci.

Inconnu : « Tu as bien compris ? »

Skarnir : « Oui Maître. »

Inconnu : « N'oublie pas : tu dois obéir aux ordres de tes supérieurs, mais je suis ton seul maître, est-ce compris ? »

Skarnir : « Oui Seigneur. »

Inconnu : « Dis le encore une fois : Qui est ton maître ? »

Skarnir : « Vous êtes mon maître, Ô tout puissant....Augure. »

Alors l'Augure sourit, révélant une dentition d'une blancheur éclatante mais constituée uniquement de canines similaires à des dents de requin. Puis c'est dans un rire à glacer le sang des guerriers les plus implacables qu'il disparut, de la même manière qu'il était arrivé. Son plan était en phase de s'accomplir. Bientôt, très bientôt.....
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Re: [E/F] Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » jeu. août 08, 2013 5:12 pm

Chapitre 28 : Crise sur la route de la domination ! Le King en appelle à d'ancienne force.


Ce qu'il y a de pénible avec les civilisations militaires lorsqu'elles viennent à se rencontrer, c'est qu'au lieu de chercher à se rapprocher comme le feraient d'autre civilisations pacifiques ayant les mêmes points de vue, elles rentrent immédiatement en conflit, d'abord en se jaugeant, puis en passant à l'action via le moindre pretexte, comme deux grand prédateur se disputant une même proie.

Les Mils et les Covenants n'échappaient pas à cette règle : à peine avaient-ils apprit la mort de leurs ambassadeurs qu'ils avaient mit le feu aux vestiges de Surna. Depuis et en à peine trois jours, tous les mondes et systèmes stellaires où s'étaient maintenu le statu-quo étaient devenu la proie d'une vague de destruction qu'on n'avait pas vu depuis la bataille de riche, mais à une échelle infiniment plus vaste.

Rapidement, un schéma de bataille s'était imposé involontairement dans tous ces affrontements : comme les Mils n'avaient pas eu le temps de fortifier les mondes conquis, les Covenants finissaient presque toujours par remporter les affrontements dans l'espace grâce à une puissance supérieure et une meilleure maîtrise de ce genre de combat. Mais une fois au sol, l'Alliance extraterrestre se retrouvé en proie au feu destructeur de légions de démons de métal, condamné à battre en retraite devant l'écrasante supériorité des Mils. Mais les Covenants finissaient malgré tout par avoir le dernier mot à chaque fois, grâce au char ultra-lourd Scarab, contre lequel les Mils n'avaient aucune contre mesure.

A chaque fois qu'ils avaient été confronté à ces colosses cybernétiques, les Mils avaient subis de violent revers. Et ce malgré de nombreuse tentative pour rivaliser avec ces monstres. Mais ni les chars Mammoth, ni les bombardiers Vautours ne faisaient l'affaire, à moins d'être déployé en nombre suffisant, ce qui était presque toujours impossible.
Pour avoir vu ces monstres à l’œuvre, le Commodore savait que la tactique du nombre était elle aussi contre productive, pour des raisons évidentes. Une autre stratégie consistait à envoyer des Mils Parachutistes à l'abordage de ces blindés géants. Une tactique payante.... au début ; car les Covenants avaient rapidement trouvé une alternative, en renforçant les équipages des Scarabs.

Il fallait se rendre à l'évidence : pour vaincre cette force de frappe, il fallait lui en opposait une du même type, ou presque. L'idée d'un nouveau type de Mil, spécialement conçu pour tenir tête aux Scarabs, avait germé dans l'esprit de King Leviathan, un jour qu'il ressassait tout le chemin qu'il avait accompli pour en arriver là. C'est en se remémorant son ultime affrontement sur Ironstar, son monde natal, que le Commodore eu un aperçu de la solution.

Lorsque les Droïdes avaient du affronter la Première Horde Mil, il avait fallu aux Droïdes trouvé un moyen de combattre les légions ennemies, mais aussi leur chef : le Général Corrosif. Un monstre haut de près de trente mètre, lourd de plusieurs centaines de tonnes, doté d'un blindage si épais qu'il en était supposé indestructible et d'une force telle qu'il aurait pu saisir un char Scorpion d'une seule main, et le broyé dans son immense poing. King l'avait affronté à trois reprises, et comme il n'avait pas connaissance de sa propre puissance à l'époque, il fut prit au dépourvu pour tenir tête au colosse. La première fois, il avait dû ruser pour survivre. La deuxième, il dut faire preuve de rapidité pour échapper à la fureur du colosse. Ce n'est qu'à la troisième, alors que le monstre était en grande partie endommagé par l'explosion de sa station spatiale et son crash sur la surface d'Ironstar, qu'il put le combattre à la loyale, l'épreuve la plus intense et la plus terrible de sa vie.... jusqu'à son passage sur Antèverse.

L'idée de contre-mesure contre les Scarabs consistait à créer des réplique de Corrosif doté de la même puissance et des mêmes capacités que ce dernier, mais programmé pour servir l'Empire Mil et le Commodore. Mais la construction de chacun des Mils Généraux (comme on les nommait déjà) était longue et coûteuse en ressource. De plus, la priorité avait été donné à la construction du Black Stone, le frère du Black Throne, ainsi qu'à celle du Rayon Omega, l'arme secrété et ultime de l'Empire. Le problème est qu'il était prévu de ne lancer le conflit que lorsque tous le projets militaires secrets Mils soient achevés. King avait malheureusement précipité les choses, et il s'en voulait, mais il était trop tard pour revenir en arrière. Il faudrait se passer des Généraux pour l'instant, aussi difficile que cela puisse paraître.

A moins que..... oui, il existait une alternative, mais elle ne serait pas facile à mettre en place. De plus il fallait faire vite.
Il appuya sur un bouton sur le bras droit de son trône, activant un interphone.


King : « Grant, fais préparer mon Pélican personnel. J'ai des..... choses à éclaircir. »

Grant : « Vous êtes feignasse au point de ne pas pouvoir le faire vous même ? Ou vous êtes juste trop débile pour savoir le faire sans mon aide ? »

King : « MAGNE-TOI LE CHASSIS OU J'TE FAIS RECYCLER EN PIECES POUR RENAUD KANGOU !!! »

Grant (effrayé rien qu'à l'idée) : « Brrrr, vous êtes vraiment monstrueux par moment.... Bon, très bien, je m'en charge. »

King : « Bien. »

Il ne lui fallut pas longtemps avant que son appareil personnel soit prêt, ainsi que son pilote, un Grunt peint en mauve, comme tous ceux appartenant aux corps des « Watcher », les Mils directement attachés au ordres du Commodore, une sorte de force spéciale et de garde personnelle. Contrairement aux autres Grunt, les Mauves n'étaient pas conçus tel quel : il s'agissait en fait de Grunts ayant prouvés leur valeur au combat, et qui étaient récompensé pour cela. Le Mauve était un symbole de mérite et de pouvoir chez les Grunts.

Le pilote adressa un signe militaire à son seigneur et maître, qui le lui rendit.

Pilote : « Où désirez-vous vous rendre, Commodore ? »

King : «  Inutile de vous en inquiétez, je pars seul. »

Pilote (légèrement surprit, mais se reprend très vite) : « A vos ordres, Commodore ! »

Les désirs du Commodore étant des ordres, il n'était pas conseillé de les discuter.

King prit place aux commandes de son aéronef personnel. Comme tous les véhicules conçus par les Mils, même les engins cérémoniel ou même diplomatique, il était avant tout conçu comme un engin utilitaire, et même militaire, son armement et son blindage étant exagérément important pour un engin dévolu à cette fonction. Les Mils, comme toutes les civilisations robotiques, n'aimaient pas le superflu, et partaient du principe que tout appareil devait être en mesure de se battre et ce quelque soit son but principal.Le seul trait distinctif de l'appareil, vu de l'extérieur, était une marque de couleur bleu cyan représentant la gravure sur le côté droit du crâne du Commodore.

L'engin prit son envol en à peine quelques secondes, cap Nord- Nord Est.
Les Mils n'étaient pas les premiers habitants d'Ismod. Avant c'étaient succédé près de cinq civilisations différentes, toutes éteintes depuis bien longtemps. Les prédécesseurs directs des Mils, les N'Krens, avaient disparu alors qu'Ironstar était encore en construction, soit prêt de quatre mille ans avant l'arrivée des Mils sur la planète. Un bail.

Mais la première civilisation d'Ismod, elle, avait disparu plusieurs centaines de millénaires avant l'arrivée supposée des N'Krens sur la planète. Ces êtres, qu'on appelait communément les Fondateurs, portés bien leur nom : bon nombre des gigantesques cités en ruines d'Ismod -en pierre pour la plupart- étaient leur œuvres. Il y en avait tellement, réparties partout sous les sables de la planète, que même les plus acharnés des historiens avait laissé tomber le compte. Mais ce n'était pas les ruines qui intéressaient le Tyran jaune.
En plus de leurs cités, les Fondateurs avaient créé de nombreuses armes légendaires, encore en état de marche aujourd'hui, mais aussi et surtout les Automates : d'étrange créatures de pierre qui avaient d'abord été prit pour des statues, jusqu'au jour où toute une expédition de Mils Scientifique s'était retrouvé face à tout un bataillon de ces colosses de pierre, dont la taille variait entre celle d'un Spartan à deux fois celle d'un Mil Titan.

Malgrè de nombreux efforts, les Mils n'étaient jamais parvenu à communiquer de manière intelligible avec les Automates, et ce pour deux raisons : de l'une ; ces golems semblaient hostiles envers toutes créatures intelligentes qui venaient à s'approcher des ruines de leur créateurs. De l'autre, il semblait que leur intelligence était très limité.

Omicron avait suggéré l'élimination pure et simple de ces derniers, ce qui avait fait hurler Grant et de nombreux Scientifiques. C'est King lui-même qui trancha la question, en prenant -contre toute attente- le parti de Grant. Personne ne savait pourquoi. La raison était simple : il avait découvert un secret sur les Automates.

En effet, les N'Krens, avant de disparaître, avaient eux aussi cherché à percer le secret des Automates. Ils avaient finit par entendre parler d'une variété particulière de golem, les « Gardiens de Pierre », des êtres dotés d'une conscience propre, d'une véritable âme et d'une mémoire plusieurs fois millénaires, ainsi que d'une puissance colossale. Les N'Krens n'étaient jamais parvenus à les rencontrer, mais ils prétendaient que « les Gardiens étaient protégés par les Portes de Pierre », et que « seul le détenteur de la Corne de Terre pourrait ouvrir le Sceau verrouillant les Portes ».

Longtemps il n'avait pas comprit le secret de cette Corne.
Jusqu'à récemment.

Il finit par arriver à son objectif : une vaste forêt, un des rares vestiges de la flore qui jadis recouvraient Ismod. La cité en ruine se trouvait en son cœur. Une fois parvenue à cette dernière, il se mit à explorer les ruines.
Les obstacles furent nombreux, entre les énigmes qu'il dut résoudre, les pièges qu'il dut désamorcer et les adversaires qu'il dut vaincre, mais il n'avait pas grand-chose à craindre, sa puissance étant énorme. De plus, il sentait en son for intérieur qu'il approchait. Jamais il n'avait éprouvé une telle sensation, une sensation à la fois de bien être, de puissance.... et d'être écrasé par le poids de l'histoire. Si, il l'avait déjà ressenti..... une fois, sur Antèverse.

Il finit par trouver ce qu'il cherchait : une gigantesque porte en pierre bloquant l’accès à ce qui semblait être.... peu importe ! La Porte en elle même avait un aspect étrange : on aurait dit une sorte bouclier géant, épais et massif, large au sommet, puis s'affinant jusqu'à former une pointe à bout plat. Au centre du Bouclier, on discernait une lumière bleue, émanant d'un trou circulaire assez gros pour laisser passer une vieille mine humaine sous marine de la Seconde Guerre Mondiale.

Instinctivement il sut quoi faire. Il ferma les yeux, plaça ses deux bras selon un angle particulier, et fit appel à l'énergie de la terre.

King (en psalmodiant) : « Je suis naît de la roche et du fer, fils de la Terre et des énergies des mondes. Je suis l'héritier de la Couronne du Règne Minéral, force immuable et intemporel que rien ne peut faire céder. En ton nom j'ai régnais, je règne et régnerais toujours, mais en ce jour, je t'invoque, car j'ai besoin de toi. Je te demande de me conférer le pouvoir de donner vie à ce qui n'en a pas. Je te demande de me donner la force de plier les montagnes à ma volonté. En ce jour et devnt toi, j'en appelle à la Corne de Terre. »

Petit à petit, son corps se mit à irradier un Halo de lumière Verte foncée, jusqu'à en devenir aussi brillant que le soleil. Puis surgit du sol, se présenta face à lui, un objet. Il ressemblait à un cor de guerre dont l'embouchure évoquait une large gueule ouverte surmontée de deux yeux de lumière bleue, et dont émanait une grande puissance.

Il se saisit de l'objet, en plaqua l'embout contre son crâne, et récita une prière dans une langue connue seulement par les Chtoniens, les Elus de la Terre. Alors, la Corne de terre fusionna avec lui, tandis que la gravure sur son crâne se mit à briller d'une lumière du même vert que le reste de son corps. Puis il ouvrit ses yeux, qui avaient virés du bleu au vert flamboyant, et se mit à émettre un son, d'une puissance phénoménale, comme un cor de guerre, vers la Porte de Pierre.


King : « BWWWWWWWWWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO ! BWWWWWWWWWWWWWWWWWWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !BWWWWWWWWWWWWWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !! »

Et la terre trembla de toute part, comme si le monde lui-même s'était éveillé.
Puis quand il eut finit, un sceau runique bleu et circulaire apparu au niveau du trou de la Porte, laissant une faille apparaître au centre de cette dernière, qui se scinda en deux.

Mais alors qu'il reprenait son apparence normal, quelle ne fut pas la surprise du Commodore en voyant un énorme golem, aussi haut qu'un char Scarab apparaître devant lui, un genou à terre tandis que ses deux immenses bras emportait les deux battants de la porte qui étaient greffé à ses avant-bras. Les N'Krens étaient si près du but : les Portes ne protégeaient pas les Gardiens : elles étaient parties intégrantes des Gardiens.

Le Gardien ressemblait à peu près à l'image que Léviathan s'en était fait : un colosse tout en pierre , arborant plusieurs runes sur certaines parties du corps. Il avait 4 doigts à chaque main, mais seulement trois orteils, presque plat d'ailleurs. Ses yeux, d'un bleu aussi étincelants que ceux du Tyran, paraissaient minuscules sur son énorme face. Sa mâchoire inférieure ressemblait à celle des Droïdes d'Ironstar. Un énorme trou au milieu de son torse dévoilait une énorme pierre luminescente bleue, sans doute son cœur. Il devait être là depuis bien longtemps, car un arbre (qui paraissait bien petit par rapport au gardien) avait poussé sur son épaule droite. Il était si énorme qu'il lui était impossible d'apercevoir son interlocuteur sans se baisser.


Gardien : « Huuuumm.... Libre..... enfin, libéré du sommeil.... Combien de temps est passé ? »

King : « Plusieurs centaines de millénaires..... au moins. »

Gardien : « Hum.... que l'éternité semble longue.... »

King : « Je suppose que tu sais qui je suis. »

Gardien : « Ooouii... je l'ai senti, à travers ton appel. »

King : « Alors, tu sais aussi pourquoi je suis-là, pas vrai ? »

Gardien : « Bien sûr... tu cherches une arme contre tes ennemis. Mais je te préviens tout de suite.... je ne t'aiderais pas. »

King (surprit et furieux) : « QUOI ?! Tu oses me dire non ??! »

Gardien : « Tu me demandes de partir en croisade contre un ennemi qui ne nous a fait nul mal. Mon rôle.... notre rôle..... est de protéger Orana contre ses ennemis..... Pas de servir les appétits de pouvoir d'un énième seigneur de guerre. »

King : « Orana..... tu veux dire Ismod, je suppose. »

Gardien : « Si c'est ainsi que tu le nommes... »

King : « Les Covenants..... mes ennemis.... sont une menace pour ce monde. Si tu ne fais rien, ils finiront par arriver jusqu'ici en position de force, et mes légions ne pourront pas tenir indéfiniment. Si nous échouons, Ismod... Orana sera détruite. »

Gardien : « C'est toi qui a amené cette guerre ici. »

King : « Et je compte bien faire en sorte de la gagner. »

Gardien (songeur) : « Peut-être que tu gagneras cette guerre.... mais au final, cela ne changera pas le cours de l'univers. Nous n'avons pas à nous en mêler. »

King (excédé) : « ASSEZ !! Je suis King Leviathan, Seigneur d'Ismod, Roi de la terre et du Fer, et Elu du Règne Minéral. Je ne te demande pas de m'apporter ton aide : je t'ordonne de te soumettre à mon autorité. »

A ses mots, le Gardien se pencha vers son interlocuteur et poussa un cri de défi, dans lequel transparaissait toute sa puissance.

Gardien : « BWWWWWWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORRRRRRRRRR !!!! »

Le sol trembla intensément, réagissant à la force du Gardien.
La réponse ne se fit pas attendre.


King : « BWWWWWWWWWWWWWWWWWWWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORRRRRRRRRRRRRRRRR !!!!!! »

Cette fois, c'est le monde lui-même qui sembla s'agiter sous la puissance du crieur. Le Gardien lui-même semblait impressionné.

Gardien : « Hum.... tu dis vrai : la roche parle à travers toi. »


King : « Me soutiendras-tu ? Me jures-tu allégeance ? »

Gardien : « …..Oui. »

King : « Alors, tu sais ce que tu as affaire. »

Sur ces mots, le Gardien hocha la tête, avant de se lever de toute sa hauteur, et d’émettre un chant, aussi puissant et mélodieux que profond et grave. Le vent s'en fit l'écho, portant son souffle sur toute la planète.

Et partout, les Automates et les autres Gardiens de Pierre répondirent à son appel. Du sol, ils surgirent par dizaines de millier pour les premiers, par centaines pour les seconds. Ordre leur fut donné de mettre le cap vers Chimère et les cités Mils les plus proches.

Un message radio longue portée parvint au Commodore. C'était Omicron.

Omicron : « Commodore, des milliers d'automates se dirige vers Chimère, et nous recevons des rapports similaires à celui-ci provenant de tout Ismod. »

King : « Je suis au courant. Laissez les entrer, et dirigez les vers les vaisseaux de transport, avec nos troupes en partance. »

Omicron : « … Bien, Commodore. »

C'était la première fois qu'Omicron marquait une pause avant de répondre, signe que même-lui était impressionné.
Mais avant de rejoindre ses légions, Leviathan avait un dernier point à régler.


King : « Avant que nous les rejoignons, j'ai besoin que tu me guides au Goliath.... Agôn. »

Gardien : « Ainsi, tu connais mon vrai nom ? »

King : « Moi aussi, je sais lire les souvenirs de ceux avec qui je « communique ». »

Agôn (amusé) : « Alors soit, je vais te mener au Goliath. Mais je te préviens, c'est un voyage long, à pied tout du moins. »

King : « Oh mais j'ai tout mon temps, maintenant. »

Agôn : « Alors, grimpe. »

Il posa un genou à terre, puis plaça le dos de sa main droite au ras du sol. King sauta dans la paume de cette dernière, avant de grimper jusqu'à son épaule puis de s'asseoir en prenant appui à l'arbre. Enfin le colosse se releva, et se mit en marche.

La guerre était sur le point de prendre une nouvelle tournure.
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Re: [E/F] Halo Battle Universe: An ancient evil.

Messagepar King Leviathan » mer. avr. 30, 2014 8:01 pm

Mise à jour de la série HB Universe. Cet épisode est clairement pas le meilleur, mais comme je l'ai commencé il y a un moment et que j'ai eu la flemme de tout recommencer, je vous livre quand-même. Bonne lecture.
Chapitre 29 : La vengeance du Corsaire.

Chacune des journées passées à affronter les Mils était une insulte. Chaque défi de ces derniers était un blasphème. Chaque défaite une hérésie. Et ces derniers jours, les Covenants étaient abonnés à la débandade.

Les batailles au sol tournaient souvent à l'avantage des robots, cela n'était un secret pour personne, mais l'intervention désormais quasi-systématique des chars Scarabs suffisait à largement renversée la vapeur. D'autant que dans l'espace, les Covenants l'emportaient presque toujours. De façon écrasante le plus souvent, même si il fallait admettre que les Mils se battaient souvent en infériorité numérique.
Il y avait peu cependant, un nouveau facteur était entré en jeu : les Gardiens de pierre. Ces géants de roche à la force colossale semblait être entré dans le conflit sans raison apparente... Et avait rejoint le camp des Mils, amenant avec eux leurs maudits automates en pierre. Désormais, même les Scarabs ne garantissaient plus la victoire, devant désormais affronter des adversaire à leur mesure, et des soldats de plus en plus nombreux et bien équipé. Pire encore : dans l'espace, la domination Covenante se faisait de moins en moins écrasante, au point que désormais le nombre de défaite commencé à s'élever sérieusement, en raison d'une augmentation du nombre de vaisseau en partance d'Ismod.

Tout cela mettait le Corsaire hors de lui. Chaque jour qui passait lui apportait un peu plus la tentation d'attaquer Ismod dans l'immédiat. Mais il hésitait. La première fois qu'il avait attaqué la planète, ses troupes avaient subi de lourdes pertes, et n'avaient du leur salut qu'à leur nette supériorité numérique et à l'inexpérience des Mils en combat orbital. Mais les chose avaient changé : désormais, les Mils constituaient une armée et une armada gigantesque, Imsod était protégée par cet immense réseau de défense orbital appelé « le Mur », et même Chimère sa capitale était une véritable forteresse armée jusqu'au dent.

Il lui fallait attendre. Encore un peu. Bientôt il serait totalement prêt. Même l'Augure ne le convaincrait pas d'attaquer maintenant.

Il fut interrompu dans ses pensées par l'entrée de Moloc, son officier le plus gradé.
Moloc ne connaissait que trop bien la situation d'autant plus que c'était lui qui devait en faire le rapport au Corsaire à chaque fois. La colère froide du Corsaire l'inquiétait bien plus que la rage destructrice du Commodore... Alors même que cette dernière avait déjà ravagé bien des armées.
Cette fois c'était pire que tout. Pour la première fois depuis bien longtemps, il craignait vraiment pour sa vie, au vue de ce qu'il s’apprêtait à montrer à son seigneur.

Moloc (s'inclinant devant TazVadu) : « Mon seigneur, j'ai de mauvaises nouvelles à vous annoncer. »

TazVadu (impassible) : « Je vais finir par croire que ton seul intérêt est de jouer les oiseaux de mauvais augure. Eh bien que se passe t-il ? Avons nous subit un autre revers ? En quoi celui-ci mérite t-il mon attention plus que les autres ? En quoi le sort d'incapables devrait-il m'importer ? »

Moloc (masquant tant bien que mal son malaise) : « Mon seigneur... Il s'agit du Saint-Commandant Averroës. Il a été tué sur Charkên... Avec toutes nos troupes. »

TazVadu (explosant de colère) : « COMMENT ?! Averroës est un de nos meilleurs officiers. Comment ce rat a t-il pu échouer ? »

Moloc : « Il semblerait qu'il est largement mené la bataille durant tout son déroulement. Mais au moment où il semblait pouvoir achever les Mils survivants, il a été confronté à un facteur imprévu. »

TazVadu : « Un facteur imprévu ? »

Moloc : « Je pense que vous devriez regarder l'enregistrement suivant. Averroës semblait vouloir vous apporter la preuve de sa victoire. Il y a là des chose qui vous éclairciront. »

Moloc fit donc visionner l'enregistrement au Corsaire, qui l'observa avec grande attention. Au début tout semblait se passer pour le mieux : les Mils subissaient une sévère défaite sur un de leurs plus précieux avant-poste (et l'un des plus proches d'Ismod). A un certain moment, il semblait même qu'il n'y aurait aucun bot survivant. Leur flotte elle-même était en plein désastre, et les Gardiens de pierre présent sur le champ de bataille n'y changèrent rien. La bataille était sur le point de s'achever.
Mais c'est alors que le caméraman fut alerté par un de ses voisins, qui pointait du doigt un objet enflammé tombant du ciel. Ce dernier ne semblait pas bien gros, plus petit qu'une bombe en fait. Mais ce n'était pas une bombe ni même un débris, il filait trop vite et droit pour ça. Lorsqu'il atterrit, ce fut dans un gros fracas métallique, mais il ne souleva rien d'autre qu'un gros tas de poussière et de terre. Rien de bien terrible en soi.
Enfin, jusqu'à ce que l'objet s’avère être animé. Un autre robot, de petite taille, jaune cette fois. Ses deux yeux brillaient d'une lumière bleue étrangement malsaine, dégageant un fort sentiment d'amusement et de mépris.
Rapidement, les Covenants reconnurent l'individu : King Leviathan en personne. Alors, dans un mélange de colère, de peur et de folie, les fils de l'Alliance ouvrir le feu sur le petit droïde.

Le déluge de plasma qui s'abattit sur la cible dégagea un large panache de fumée, renforcé par les explosions de mortiers à plasma des chars Apparitions et des barreaux de combustibles que les Sangheilis, Jiralhanaes, Unggoys et Lekgolos présents lancérent sur la cible. Mais quand le tir de barrage cessa, et que la fumée se dissipa, tout ce qu'ils purent voir fut le Commodore, toujours debout, un mur de pierre dressé devant lui s'effondrant à ses pieds. Puis, en prenant son élan, il chargea, arme au point, droit dans les troupes adverses.
Dès lors, ce fut un véritable carnage : les Covenants tombaient par dizaine, par centaine devant ce monstre de métal que rien ne semblait pouvoir arrêter. Ceux qui n'étaient pas criblé de projectiles divers étaient écrasés par le poids du robot, frappées à mort par ses lourdes jambes au coup dévastateurs, ou broyés par le sol lui-même qui semblait totalement asservi à la volonté du droïde. Pire encore : les Mils survivants, ayant visiblement appris la nouvelle, se ruèrent vers les Covenants en déroute, amplifiant encore le carnage.

A un certain point, un croiseur Covenant fit son apparition dans le ciel de la planète, commençant à vitrifier la zone de combat et à envoyer des centaines de Banshees en renfort. Alors, le King ramassa son fusil, s'arrêtant en plein combat, et leva les bras en direction du vaisseau.
L'impensable se produisit alors : le vaisseau sembla perdre son assiette, se rapprochant du sol lentement mais sûrement, en produisant un effroyable grincement métallique. Puis tous semblèrent se rendre compte que l'appareil, victime des pouvoirs du King, étaient sur le point de s'écraser. Alors commença la débandade. Mais il était déjà trop tard : l'appareil vint à se rapprocher de plus en plus vite, avant de s'écraser, explosant et emportant par la même occasion tous ceux qui n'avaient pas eu la chance de se tenir à l'écart du combat.

Le reste de la vidéo ne fut plus qu'une longue suite de parasite entrecoupé de courtes scènes prises dans des conditions épouvantables, mais l'une d'entre elle prouva que le King avait survécu à sa propre attaque, et qu'il partait chassé les survivants.

Avant que l'appareil de visionnage ne s'arrête complètement, Moloc s’aperçut que la pièce dans laquelle il se trouvait semblé avoir de sérieux défauts d'éclairage. Mais il savait, avant même de chercher l'origine du problème, d'où -ou plutôt de qui- venait ces perturbations. TazVadu n'était pas connu pour sa patience, et cette dernière avait dépassé ses limites de très loin. Des éclairs semblaient parcourir son corps, alors que ses yeux brillaient de lueurs oranges similaires à des flammes.


TazVadu (la voie rempli d'une colère froide) : « Que l'on prépare mon vaisseau immédiatement pour rejoindre nos troupes sur le plus proche avant poste Mils. »

Moloc : « A vos ordres, mon Seigneur. »

Discuté ne servait à rien : le Corsaire avait besoin de libérer toute sa frustration, et mieux valait qu'il la libère ailleurs. Loin ci-possible.

Le voyage vers Orgos fut bref mais maussade. La planète était une vieille colonie Mils, que ces derniers avaient fortifiés rapidement. La prendre aurait été un coup dur portait aux robots, mais ces derniers ne lâchaient rien à l'envahisseur depuis plus de trois semaines maintenant.

Quand le vaisseau arriva en orbite autour de la planète, le Corsaire partit immédiatement pour sa surface, transformant son corps en trait de foudre pour rejoindre le sol. Une fois arrivé à terre, il se plaça au beau milieu d'un combat.

Si tous interrompirent l'affrontement en reconnaissant le nouveau venu, les Mils tentèrent rapidement de l'abattre... En vain. Curieusement, aucun des projectiles ne sembla avoir le moindre effet sur le Sangheili, aussi les combattants cessèrent ils toutes attaques. Alors, devant ce public si attentif, le Corsaire commença à tendre le bras droit vers le ciel. Par la suite, c'est comme si ce dernier était entré dans une colère noire : d'immenses nuages chargé d'un orage monstrueux se placèrent au dessus du champ de bataille, puis petit à petit, c'est comme si toute la planète s'était paré d'un voile noir comme les ténèbres. Alors, la foudre commença à se déchaîner, d'abord sans conséquence... Puis en frappant les légions de Mils de plein fouet.

Rapidement, le carnage fut total : la foudre détruisait tout sur son passage. Ni les Mils, ni les Automates ne parvinrent à supporter la puissance des attaques. Deux gardiens de pierre tentèrent de s'interposer, mais ils furent frappés en plein cœur -leur pierre d'âme- et furent par conséquent réduit en tas de rochers fumants.
Au fur et à mesure qu'il laissait libre cours à sa colère, TazVadu en vint à détruire toute entité vivante sur un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. Quand la navette de transport chargée de venir le chercher arriva à proximité du champ de bataille, ses passagers ne purent que contempler l'ampleur du cataclysme. En y réfléchissant, Moloc en vint à se dire que le crash d'un astéroïde géant n'aurait pas fait plus de dégâts. Un planétoïde, à la limite : la plaine était en feu, recouverte de cendres, le ciel était masqué par un voile opaque de nuages noirs comme le vide spatiale. C'est alors qu'émergea de la fumée une silhouette de Sangheili. Un individu massif, portant une gigantesque faux, et dont le corps semblait projetait des éclairs. Ses yeux eux-mêmes semblaient projeter des flammes. Lorsqu'il atteignit l'escouade arrivée à bord du transporteur, Moloc, qui faisait partit des voyageurs, reconnut TazVadu. Ce dernier monta à bord sans plus de cérémonie, sans un regard pour ses hommes, tétanisés par la peur. Seul Moloc parvint à garder contenance. C'est seulement alors que le Corsaire sembla remarquer sa présence.


TazVadu (ses yeux brillant de flammes oranges, le ton de sa voix étant vide d'émotion) : « Donne l'ordre à toutes les flottes de rejoindre Grande Bonté. Nous partons... Pour Ismod. »
"Le Temps n'a de prise que sur ceux qui le laisse les saisir."


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